Les bienfaits du temps calme

enfant dans un hamac

Entre les activités, les sorties, et bien d’autres choses, les petits sont très souvent en action et en phase de découverte. Il est donc important d’apporter des temps calmes qui permettent la concentration et l’apaisement.

Je vous propose de voir à quoi ils servent, mais aussi, quand et comment les mettre en place.

À quoi sert un temps calme ?

Le temps calme est un moment de repos, il diffère de la sieste, et en fonction de l’âge des enfants, il peut s’y substituer. Un enfant à besoin de temps de sommeil ; de sieste, mais aussi de temps de repos ; les temps calmes. Il n’est pas évident de se rendre compte du rythme de vie des tout petits, pourtant ce rythme de vie est souvent intense, plein de temps imposer ou il faut se dépêcher, enchainer les activités, les sorties, etc. Avec cette cadence, il est difficile pour les enfants de se reposer et de se concentrer. Le temps calme est donc un moment de repos dans sa journée trépidante. Il lui permet de se recentrer et de laisser son imagination et son esprit vagabonder. En faisant des activités personnelles, comme il le souhaite, cela lui permet de développer son attention, mais aussi ces gouts personnels, cela lui permet de se connaitre. Il est important de proposer quotidiennement de ce temps et de le ritualiser, il fera ainsi partie de la routine quotidienne.

À quel moment mettre en place un temps calme ?

Généralement, le temps calme se propose en fin de matinée, en début d’après-midi pour les grands qui ne font plus la sieste , ou en fin d’après-midi. Les enfants n’ayant pas tous les mêmes besoins et les mêmes rythmes, ce temps se propose en fonction des besoins de chacun. Si un enfant est particulièrement excité, vous pouvez lui proposer un temps calme dès que vous sentez c’est nécessaire.

Le temps calme se propose dès que les premiers signes d’excitation trop intense, d’énervement, ou de fatigue se font sentir. Ils permettent alors un retour au calme rapide. Si vous attendez trop et que l’enfant est déjà trop excité, il sera difficile de lui proposer un temps calme, et de faire redescendre son niveau d’énergie.

Il est donc important de ritualiser la mise en place de vos temps calmes. En ayant une routine pour ce type de moment, l’enfant pourra alors très vite rentrer dans ce temps de détente et faire redescendre son énergie et se reposer.

Combien de temps dure un temps calme ?

Un temps calme n’est pas une sieste. Sa durée doit être adaptée à l’âge et aux besoins des enfants. En moyenne ce temps est de 30 à 45 min. Si ce temps est trop court, il ne permet pas le repos et le retour au calme. S’il est trop long, l’enfant risque de s’ennuyer et de vivre ce moment comme une contrainte. Il perdrait alors tout intérêt et tout attrait.

Soyez donc attentif et à l’écoute de vos petit pour faire de ce moment un temps agréable.

Quoi proposer pour un temps calme ?

Si vous avez de la place mettrez un espace à disposition, avec des coussins, un endroit doux et accueillant, propice à la détente. L’enfant pourra s’y rendre quand il ressent le besoin, ce sera pour vous un bon indicateur. Dans cet espace, disposer des livres, des coloriages, des jeux calme. Pour le temps calme quotidien et ritualiser, il est préférable de laisser l’enfant choisir comment il souhaite occuper son temps, faites-lui des propositions, mais lui imposer pas d’activité.

Proposer lui de regarder un livre, ou de lui raconter une histoire, d’écouter des comptines ou de la musique douce, ou même simplement de s’installer confortablement et rêver. C’est un temps personnel et de repos, cela doit être un moment agréable.

Pour les plus grand, une activité manuelle personnelle, lire un livre, faire du dessin, un jeu de société, etc.

Le temps calme est un moment de détente pour les enfants, mais aussi pour les adultes. Il permet à tous de se recentrer, et d’évoluer dans un environnement paisible.

Pouce, ou tétine ?

bébé avec tétine

Le besoin de succion est déjà présent in utero, le fœtus tète et dégluti déjà dans le ventre de sa mère. Cette fonction va se décupler à la naissance avec l’alimentation. La tétée est un besoin fondamental pour se nourrir, c’est aussi un éveil des sens, puis peut à peut, la succion devient réconfortante, et rassurante. Pour répondre à ce besoin, les enfants peuvent téter leurs doigts, un doudou, ou encore avoir une tétine. Tous les enfants n’ont pas les besoins de succion, même si huit enfants sur dix ont une tétine, ils n’en ont pas tous le même usage. Comment répondre à ce besoin ? Combien de temps dur ce besoin de succion ? La tétine est-elle mieux que le pouce ? Comment les sevrer ? Faisons le point.

Le besoin de succion

C’est un besoin fondamental, au-delà du besoin de téter pour se nourrir, il participe au développement affectif de l’enfant. Ce besoin affectif commence vers 2 mois, et cesse majoritairement vers 2 ou 3 ans, néanmoins certains enfants peuvent avoir besoin de la tétine pour dormir jusqu’à l’âge de 6 ans. Entre le besoin fondamental et structurant, et la succion « habitude », il y a une différence. Un enfant qui a constamment la tétine ou le pouce dans la bouche, risque d’avoir des difficultés avec le langage, mais aussi avec l’alimentation solide, sans compter sur la déformation des dents et du palais, le mauvais placement de la langue, etc. Il faut donc répondre au besoin de succion, tout en veillant au bon usage de la tétine ou du pouce.

La tétine :

-La tétine est largement utilisée. Il en existe de toutes les formes, de tailles et de matière différente. Chaque enfant a sa préférence, une fois habitué à un model, il y reste souvent fidèle. Ce qui peut vous obliger à faire le tour des boutiques afin de trouver THE tétine …

-On sait maintenant que la tétine est préférable au pouce, elle déforme moins le palais et les dents, elle est aussi plus facile à retirer à l’enfant. On sait aussi que les enfants ayant une tétine pour dormir ont moins de risque de mort inattendue du nourrisson.

-La tétine peut retarder l’acquisition du langage, vers 12 ou 18 mois, il faut alors la réserver au temps calme, de repos, ou de sieste, afin que l’enfant puisse avoir la bouche libre dans les temps actifs qui sont plus propices au langage.

-Les enfants ont tendance à laisser trainer leur tétine un peu partout, ce qui n’est pas toujours idéal pour l’hygiène. Pour éviter de la perdre et qu’elle ne traine partout, mieux vaut avoir une attache tétine fixer aux vêtements.

-Pensez à vérifier quotidiennement l’intégrité de la tétine, au moindre signe de faiblesse il faut la jeter. D’un point de vue hygiénique il est d’usage de remplacer la tétine tous les 2 mois.

Le pouce :

-Le pouce ou les doigts sont toujours à la disposition de l’enfant, il est donc plus difficile d’en contrôler l’usage. Ils ont aussi tendance à déformer davantage la dentition et le palais de l’enfant.

-Le pouce ou les doigts ne se perdent pas surtout la nuit…, ce qui est un avantage. L’enfant qui est en temps de jeux a besoin de ses mains, il n’a donc pas le pouce dans la bouche. L’enfant a plus facilement tendance à prendre son pouce dans les temps calme ou de sieste, il en régule lui-même plus facilement l’usage.

-Pensez à laver fréquemment les mains de l’enfant.

Le « sevrage » :

L’idéal serait qu’a l’âge de 3 ans, l’enfant n’ait plus besoin ni de sa tétine ni de son pouce. Il faut donc commencer le « sevrage » en douceur et bien en amont.

Plus le « sevrage » s’effectue tôt, plus il est simple. Vers 12 mois, laisser à l’enfant l’usage de sa tétine, et son pouce lors des moments de calme et de repos, mais aussi en cas de chagrin. Responsabiliser l’enfant en lui permettant d’aller chercher sa tétine avant la sieste ou un temps calme, et proposer lui de ranger sa tétine avant de jouer. Il n’est pas question de lui en supprimer l’accès, mais de réguler avec lui l’usage de la tétine.

Le « sevrage » doit se faire en accord avec l’enfant, le dialogue est donc primordial. Il faut expliquer à l’enfant que le pouce ou la tétine ne sont pas bons pour sa dentition et son élocution. Il doit faire ce « sevrage » à son rythme et avec l’aide des adultes. Il faut beaucoup de patience et de dialogue, mais avec la coopération de l’enfant, cette étape sera plus facile.

En conclusion :

Le besoin de succion est naturel et variable d’un enfant à l’autre. Ce besoin fait partie de son développement affectif.

Il est préférable que l’enfant tète une tétine plutôt que son pouce, car elle déforme moins le palais et la dentition. La tétine doit être laissée en libre accès jusqu’à 12 ou 18 mois tout en en limitant progressivement l’accès. Le « sevrage » doit s’effectuer en douceur et avec la coopération de l’enfant.

Faut-il laisser les doudous aux enfants ?

doudou lapin

La plupart des enfants ont un doudou, cet objet qui l’accompagne dans son quotidien. C’est un objet important dans la vie de l’enfant, il lui permet de grandir, de s’attacher et se détacher.

Mais qu’est-ce qu’un doudou ? Quel est vraiment son rôle ? Faut-il le laisser en libre accès à l’enfant ?

Un doudou c’est quoi ?

On se souvient tous de notre doudou, de sa texture, sa douceur, mais surtout de son odeur. On se souvient du réconfort qu’il nous apportait, c’est un souvenir agréable et régressif.

C’est un objet à part entière dans la petite enfance. Une peluche, un t-shirt, un lange,etc, un objet d’attachement. Le doudou est proposé à l’enfant dés son plus jeune âge, suivant l’investissement que l’enfant en fera ainsi que le rôle que l’adulte lui donnera. Le doudou n’aura pas la même fonction.

Il existe deux types de doudous : le doudou objet transitionnel et le doudou objet fétiche.

Un doudou transitionnel est un objet, que l’enfant investit comme un pont, un lien entre le monde intérieur et extérieur. Cet objet choisi par l’enfant parfois très tôt lui permet de rêver et de créer. Il fait le lien, la transition. Il permet à l’enfant de supporter l’absence de sa figure principale d’attachement.

Un doudou objet fétiche est un objet que l’enfant utilise pour se rassurer de se calmer, en substitue de l’adulte. Lorsque l’adulte donne à l’enfant son doudou pour le calmer, sans lui expliquer ses émotions ou son ressenti, l’enfant fait alors de son doudou un objet fétiche.

Quel est le rôle d’un doudou ?

Un doudou ne doit pas se substituer à l’adulte. Son rôle est différent. Si le doudou se substitue à l’adulte comme une solution aux maux rencontré par l’enfant. Il prendra alors un rôle d’objet fétiche. Cela n’apprendra pas à l’enfant à gérer et à comprendre ses émotions. L’objet fétiche n’est pas un objet transitionnel, l’enfant a alors une dépendance face à l’objet. Il lui sera alors difficile de s’en servir comme d’un outil de développement, et de s’en séparer.

Le doudou sert de transition, il permet à l’enfant de se séparer doucement et en confiance de sa figure d’attachement. Il crée également un espace neutre permettant à l’enfant d’être et d’exister. L’enfant utilise cet objet pour un usage spécifique et pour un temps donné. Lorsque l’enfant n’a plus besoin de son doudou, car la transition est faite, il s’en sépare alors naturellement. Le doudou a rempli son rôle et permis à l’enfant de se construire.

Faut-il laisser le doudou en libre accès ?

Le doudou est un objet important pour l’enfant. C’est un outil. Il doit donc être laissé à disposition de l’enfant. Il est un objet autonomisant. Retirer un doudou à un enfant qui en a besoin est une violence. Cet objet est une transition est permet la sécurité, le prolongement entre le connu et l’inconnu. Le traumatisme causé par le retrait du doudou peut créer des troubles de l’attachement. Si le doudou est bien un objet transitionnel, l’enfant en gèrera très bien son usage. Si le doudou est un objet fétiche, il faudra être d’avantage présent auprès de l’enfant afin que celui-ci vienne chercher le réconfort et les réponses à ses maux auprès de l’adulte. L’objet fétiche changera alors doucement de rôle et l’enfant l’investira différemment.

Aux environs de 3 ans, un enfant se détachera naturellement de son doudou lorsqu’il n’en aura plus besoin dans son quotidien, même s’il peut garder son doudou pour dormir.

Le schéma corporel chez l’enfant

Découvrir son corps, savoir qu’il est un tout, qu’il nous appartient est un apprentissage qui demande du temps. L’enfant passe par plusieurs étapes fondamentales, plusieurs stades, avant d’avoir pleinement conscience de lui, et de son corps.

Le corps existe, et nous en avons conscience, grâce au différent renseignement donner par le monde extérieur, grâce à nos sens, et grâce aux autres. Sans relation avec le monde nous ne pouvons avoir conscience de nous.

Comme pour tout développement chaque enfant fait ces acquisitions à son rythme, les âges donnés sont des moyennes.

Les principaux stades de découvertes :

L’enfant découvre son corps par morceaux, toucher, vue, ouïe, etc..il va falloir du temps et de la maturation pour assembler tous les morceaux et ne faire qu’un. L’enfant est alors morcelé dans son corps et ses sensations. Il n’a pas de limite corporelle.

-à la naissance, l’enfant est en fusion avec sa mère, ce sont ses besoins fondamentaux qui le font exister, la tétée, la respiration, le bercement..

-Vers 2 mois, le toucher de l’enfant se développe, il prend alors doucement conscience d’une nouvelle sensation, avec ses mains.

-Vers 3 mois, la vue commence à être suffisamment développée pour que l’enfant en ait conscience. La vue d’un enfant n’est mature qu’à 6 ans.

-Vers 4 mois ou 5 mois l’enfant sourit au miroir. Il voit un enfant et lui sourit, il n’a pas conscience qu’il se voit , que cet enfant est lui.

Au fur et à mesure de ses découvertes et acquisitions, l’enfant ajoute une nouvelle pièce au puzzle.

Il faut attendre que l’enfant est environ 12 ou 18 mois pour que tous les morceaux de son corps s’unifient, l’enfant prend conscient que son corps est un tout. Si on présente un miroir à l’enfant, il va toucher le miroir pour toucher l’enfant qu’il voit.

Il lui faudra néanmoins encore du temps pour comprendre que l’enfant qu’il voit dans le miroir est lui, souvent vers 2 ans. Pour savoir si l’enfant sait qu’il voit son reflet dans le miroir, faites une marche avec un feutre lavable sur le corps de l’enfant, si lorsqu’il voit son reflet il tente d’effacer la trace sur son corps.

Comment favoriser la découverte du corps :

Le toucher est fondamental dans la découverte du corps, les massages, les comptines ou l’on touche et nomme les parties du corps, le portage, sont les meilleurs moyens pour prendre conscience de son corps et en sentir les limites et le contour.

La motricité libre est une pratique qui favorise une découverte des sens et du corps au rythme de l’enfant. Il découvre l’espace et ces sens, il développe ainsi sa proprioception.

Le miroir est important dans la découverte du corps, sa composition, et la découverte du moi. La structure nidoo Montessori est parfaite, comportant un grand miroir dans l’espace de jeu, il est toujours à la disposition de l’enfant.

Les jeux aussi favorisent cette découverte, les comptines, l’expression corporelle, la danse, les jeux d’habillage…

Les comptines, permettre de nommer le corps, l’enfant pourra alors toucher les parties du corps nommées sur lui ou sur un tiers, il découvre ainsi la composition du corps.

Les jeux d’expression corporelle permettent à l’enfant d’expérimenter avec son corps et de découvrir l’espace dans lequel il s’inscrit.

La notion d’unité du corps

Lorsque l’enfant à intégrer la notion d’unité de son corps, il voit alors son corps comme un tout, il peut alors avoir du mal à laisser des matières sortir de lui. Un exemple est plus parlant, lorsque l’enfant se mouche, ou fait ses besoins, il peut avoir l’impression de perdre un morceau de lui, de son corps. Que son corps se désintègre, n’est plus uni. Ce qui peut être traumatisant, tan physiquement que psychologiquement. L’enfant doit alors apprendre que bien que son corps soit un tout, certaines fonctions vitales lui demandent d’accepter de se séparer des déchets produits. Cette phase peut être délicate, et demander beaucoup de patience et de verbalisation, sur le fait que tout cela est normal, et que tout le monde a les mêmes besoins. Il faut accompagner l’enfant en faisant de chaque « perte » une expérience.

La peur de séparation des 8 mois

angoises

Que ce soit dans le milieu professionnel ou non, la peur de séparation des 8 mois est une phase connue du développement de l’enfant. Mais de quoi parle-t-on ?

La peur de séparation qu’est-ce que c’est ?

La peur de séparation c’est cette inquiétude qui envahit l’enfant lors qu’il est séparé des gens qui prennent soin de lui. Et plus particulièrement de sa figure d’attachement. Ces peurs de séparation ne sont pas réservées aux 8 mois de l’enfant, dans nos vies, nous traversons plusieurs de ces peurs. Mais à 8 mois, l’enfant vit une grosse phase de développement dans ces relations, sa relation au monde et sa relation aux autres.

Cette peur se manifeste par un attachement accru, l’enfant est littéralement accroché à sa figure d’attachement principale, le plus souvent sa mère. Et ne veut plus que personne d’autre ne s’occupe de lui, ou ne l’approche.

Il pleure, hurle et ne veut pas se décrocher ou quitter sa figure d’attachement. L’enfant à peur, il vit une évolution émotionnelle qui le perturbe et le déstabilise. Il a besoin de comprendre et d’être accompagné dans cette phase.

Pourquoi a-t-elle lieu aux alentour de 8 mois ?

Cette inquiétude apparait aux alentours de 8 mois et sera suivie par de nombreuses autres peurs de séparation. Lorsque l’enfant à environ 8 mois, il a déjà fait beaucoup d’acquisitions au niveau émotionnel, moteur, et cognitif. À cet âge, il renforce sa sécurité et son attachement. Il comprend que plusieurs personnes prennent soin de lui, et qu’elles ont toute un statut différent, et une place différente. Ils les différencient.

On parle aussi souvent à cet âge de peur de l’étranger, en effet l’enfant reconnait les gens et sait les différencier. Mais au-delà de la peur de l’étranger ou des personnes qu’il ne connait pas, c’est plutôt une inquiétude face aux nouveaux visages et de savoir s’il peut être en confiance ou pas. Car l’enfant est en train de forger sa sécurité, hors un nouveau visage peut ébranler cette sécurité.

Comment aider l’enfant à vivre cette évolution ?

Comme pour toute phase de développement il convient d’accompagner l’enfant, et de l’aider à construire sa base de sécurité affective. Le dialogue et le toucher ont alors une place prépondérante dans la phase d’accompagnement à la séparation et la construction d’une sécurité affective pour l’enfant. Il faut prendre en compte son inquiétude sans pour autant la renforcer et accroitre alors son insécurité. Prendre le temps de la séparation avec sa figure principale d’attachement en se présentant comme un relai une figure rassurante en laquelle l’enfant peut avoir confiance.

Le toucher et la verbalisation sont les principales manières d’accompagnement. Il est important expliquer à l’enfant la séparation, pourquoi elle à lieu, et pour quelles raisons. Beaucoup de livres pour les très jeunes enfants abordent ce thème avec brio, n’hésitez pas à les proposer. Mettez des mots sur ces états et ces ressentis, cela lui permettra de les comprendre et alors de les vivres.

On oublie souvent le toucher, or, il occupe une place importante dans nos relations et notre sécurité. Respectons les bulles de chacun, il est important de ne pas interférer dans les bulles de chacun et de bien veiller à y être invité. Le toucher, les câlins apportent énormément et nous permettent de nous développer. Il renforce nos liens et notre santé. À ce titre il faut respecter l’espace vital de chacun pour que le toucher ne soit pas vécu comme une intrusion.

« Le terrible two »

enfant cri

Le terrible two, cette fameuse crise qui survient chez l’enfant aux environ de 2 ans et qui met nos nerfs à rude épreuve, pourquoi ? Comment ? Et comment bien la vivre ?

Le terrible two qu’est ce que c’est ?

Le terrible two est une crise, une phase de développement, comme une mini crise d’adolescence.

Cette crise survient aux alentours des 2 ans de l’enfant, elle est liée à la maturation de son cerveau et à son développement psychomoteur. En effet, l’enfant commence à prendre conscience de son individualité, il comprend qu’il est une personne à part entière. Jusqu’à présent, il se sentait comme un prolongement de ses parents.Hors, lorsque l’enfant comprend qu’il est un être à part entière, il se sent exister, il a envie de décider, de faire ses choix. Il s’oppose donc aux choix qui lui sont faits, s’ils ne vont pas dans le sens des siens, ou que les choses ne sont pas il l’a décidé. Il veut décider et être libre de faire ce qui lui plait. S’il n’obtient pas ce qu’il désire, s’en suit une crise, des larmes, des cris, de très grosses colères, et un « non » bien marquer. À cet âge, le cerveau de l’enfant est en pleine maturation, et les émotions ne sont pas bien gérées et comprises. Il ne peut pas faire face à ce qu’il ressent, et qu’il ne comprend pas. C’est pourquoi il exprime sa frustration, sa colère par des crises.

Comment accompagner le terrible two ?

Comme pour toutes les crises, il nous faut comprendre, et essayer de nous mettre à la place de l’enfant. Si l’on comprend ce qu’il vit et comment il le vit, il nous sera plus simple de l’aider et de l’accompagner dans ce moment pas toujours simple. À nous de nous adapter.

La difficulté réside dans le fait de ne pas laisser l’enfant faire ce qu’il veut sous prétexte d’éviter la crise, et lui expliquer pourquoi il ne peut faire ce qu’il souhaite. L’enfant à besoin de cadre, de règles, ils lui permettent de se structurer, et de grandir. À cet âge un enfant n’a pas de limite, il fait ce qui lui plait sans penser aux conséquences, car il vit dans l’instant présent et ne se projette pas, ni lui ni son acte. Il apprend et cherche à comprendre.

Cela ne sert à rien de se confronter à l’enfant, il va falloir vous armer de patience, et apprendre à vous exprimer différemment. Le cerveau de l’enfant ne gère pas la négation, lorsque vous lui dites : « ne fait pas ça. », l’enfant entend : « fait ça », la phrase négative est complexe à comprendre. Vous pouvez répéter 100 fois la même phrase, elle n’est pas comprise. Lorsqu’une façon de faire ou de parler ne fonctionne pas, c’est qu’il faut sans doute en changer.

Apprenez-lui à gérer ses émotions

C’est en fait ce manque de maturation du cerveau qui est à l’origine des crises. L’incapacité à gérer et vivre ces émotions. C’est à cette période que vous pouvez mettre en place de nombreux outils pour permettre à l’enfant de comprendre ce qui se passe en lui au niveau émotionnel, et apprendre à « bien vivre »ces émotions. N’hésitez à lui proposer plusieurs approches, il pourra choisir celle qui lui convient le mieux. Nous sommes tous différents, et n’avons pas la même façon d’apprendre, et de gérer nos émotions.

En conclusion

Armez-vous de patience, cette crise n’est qu’une phase tout à fait normale du développement de l’enfant. Accompagnez l’enfant dans la gestion de ses émotions, verbalisez, et entourez-le d’amour et d’affection. 

La vie quotidienne avec les enfants accueillis

enfant faisant la vaisselle

En tant qu’assistante maternelle, notre métier se mêle à la vie quotidienne. Comment intégrer les petits accueillis et valoriser les taches de la vie quotidienne ? Préparer un repas, un gâteau, faire la vaisselle, récolter des légumes peuvent être des activités amusantes, plaisantes, et contribuer au développement des enfants. Pourquoi ne pas les intégrer de « façon éducative » dans un projet d’accueil ?

La vie quotidienne rythme les journées

Dans une journée, il y a forcement des tâches quotidiennes, et bien que l’on nous demande souvent de réaliser le moins de tâches de vie quotidienne avec les enfants accueillis, elles s’inscrivent pourtant parfaitement dans un accueil réfléchi.

Faire la vaisselle, préparer les repas, mettre la table, tout cela peut paraitre fastidieux, et pas vraiment épanouissant, mais pour nous, comme pour les enfants, toutes ces activités peuvent être source de plaisir et d’autonomie. En nous questionnant sur la place de ces activités et notre façon de les réaliser, notre vision des activités quotidiennes pourrait bien changer. La vision des enfants est bien différente de la notre, contrairement a nous adulte, ils sont dans l’instant présent, ils font les choses à leur rythme, et accordent de l’importance à chaque chose, nous ne voyons que le but, et accomplir la tâche. En adoptant le point de vue d’un enfant, les tâches quotidiennes prennent un nouveau sens. Et vous verrez que cela demande beaucoup de compétence, et que c’est gratifiant.

La vie quotidienne permet de marquer des repères temporels, ces actes de la vie courante, sont comme des rituels, à midi le repas, la vaisselle, ils sont important est rythme et structures la journée. Y faire participé l’enfant à sa manière, en fonction de son âge et de ces capacités c’est l’impliquer dans la vie de tous les jours et lui donner de l’importance, aider aux taches quotidiennes valorise et aide à grandir. Cela donne aussi à l’enfant une notion du temps.

Faire comme les grands

Jouer à la dinette, jouer à la marchande les jeux symboliques sont très plébiscités par les enfants de 2 ans. Ils adorent faire comme les grands. Alors, pourquoi ne pas leur proposer d’agir et non plus de jouer ?

Donner à des jeunes enfants de petites taches à accomplir en votre compagnie est une excellente activité. On sous-estime souvent les compétences et les aptitudes des jeunes enfants, ils sont pleins de ressource et de bonne volonté. Lorsque vous leur proposez de vous aider à accomplir une tâche, vous valorisez l’enfant en lui donnant de l’importance et en valorisant ses compétences. L’enfant devient acteur de sa vie pratique ainsi que de celle de la collectivité. Les gestes de la vie quotidienne demande de la coordination, de la concentration.

Lors de la rédaction de votre projet d’accueil, vous pouvez expliquer comment la participation à la vie quotidienne peut s’inclure et prendre tout son sens. Car cela permet à l’enfant de développer ses capacités psychomotrices, ses relations affectives, et cognitives.

Les taches de la vie pratique, ne sont pas des corvées, ce sont des moments d’activités ou l’ont peut partager et apprendre en prenant du plaisir, tout dépend de notre point de vue et de notre façon de les concevoir.

Si on jouait à faire des activités ?

enfant peinture

Dans notre métier, on nous demande souvent de mettre en place des activités. Quand les parents viennent chercher leurs enfants, ils vous posent souvent la question: «qu’est ce que vous avez fait ? », sous-entendu quelle activité productive avez-vous faite ? Entre le besoin de production et l’attente des parents, qu’en est-il des besoins de l’enfant ?

La réponse devrait toujours être ils ont joués, jouer à la peinture, jouer a la pâte à modeler ou encore jouer à rêver.

L’enfant apprend en jouant, en faisant des expériences, si le jeu ou l’expérience produit quelque chose, c’est un plus, l’important reste le jeu et le plaisir.

Proposer des jeux plutôt que des activités 

L’enfant sait très bien « s’occuper » ou jouer seul, sa pensée est toujours dans l’instant présent, l’enfant ne se projette pas. Lorsque vous lui proposez une activité, celui-ci ne peut en concrétiser la finalité. Proposer lui plutôt de jouer, sous la forme de « veux-tu jouer à la peinture ? », cette formulation simple de proposer de jouer plutôt que de « faire », induit une optique différente dans la tête de l’enfant, le côté ludique est mis en avant, le coté productif est secondaire. Il est le résultat du jeu. 

La notion de plaisir et de choix est fondamentale, lorsque l’enfant choisit de jouer il devient acteur du jeu, se l’approprie et en fait son expérience. Les compétences motrices, visuelles ou autres que requiert ce jeu seront alors d’autant plus acquises et renforcées. C’est un renforcement positif. 

Savoir quand proposer un jeu

Il n’est pas toujours évident de savoir à quel moment proposer un jeu à l’enfant. C’est en fait une question d’observation. Notre métier nous demande d’être attentive et observatrice, nous devons être présente, répondre aux demandes, guidé et accompagner l’enfant, ne pas imposer, mais proposer. À nous de trouver le moment propice, sans couper l’enfant dans son jeu. En fonction de l’âge des enfants, ces moments sont plus faciles à trouver. Avec de jeunes enfants, il faut trouver un temps ou l’enfant est réceptif, ou son attention n’est pas déjà occupée ailleurs, afin de lui proposer un jeu. Avec un enfant plus grand, vous pouvez soumettre l’idée lorsqu’il termine un jeu en cours. « Lorsque tu auras terminé ton jeu, voudras-tu jouer à la peinture ? »

Impliquer l’enfant dans la préparation du jeu est important, il peut ainsi choisir ce qu’il veut utiliser, et se sent valoriser, car il vous aidera à préparer et se sentira plus investi.

Par exemple, si vous lui proposez de jouer à la peinture laissez-lui le choix des couleurs, et des objets qu’il souhaite utiliser, petites voitures à faire rouler dans la peinture, balles, pinceaux, tampons, etc., laissez-le expérimenter et imaginer.

En conclusion

Le jeu est une activité à part entière, jouer à ne rien faire est constructif. La notion de plaisir est fondamentale, l’éveil et les apprentissages en sont d’autant plus plaisants, et mieux intégrés. Accompagnez l’enfant, soyez présent, encouragez-le dans ses découvertes et ses expériences.

Répondez aux besoins de l’enfant, tout en expliquant aux parents votre démarche quant aux  « activités ». L’enfant a le temps d’apprendre à « être productif », apprenez-lui à être tout simplement.

La motricité libre

enfant tapis

La motricité libre permet à l’enfant d’évoluer librement dans l’espace et de découvrir son corps sans entraves. C’est aussi le meilleur moyen pour lui de se développer à son rythme et de devenir autonome.

La motricité libre qu’est ce que c’est ?

Le concept de motricité libre a été développé par Emmi Pikler, une pédiatre hongroise dans les années 1960. En laissant l’enfant libre de ses positions ainsi que de son activité, il développe de manière naturelle toutes ses aptitudes, à son rythme, c’est une découverte de lui-même et de son environnement. Le développement psychomoteur de l’enfant se fait naturellement, l’adulte et présent, mais n’influe pas dans les acquisitions de l’enfant, il l’accompagne. La motricité libre se pratique dés la naissance.

Comment pratiquer la motricité libre ?

Pour pratiquer la motricité libre, on oublie le parc, le transat et autres. L’enfant doit être libre de ses mouvements et l’espace doit être ouvert.

Le nido montessori et un parfait exemple d’aménagement propice à la motricité libre.

Le nido est un aménagement de l’espace, c’est un lieu de découverte et d’apprentissage. Il stimule les sens et le développement de l’enfant tout en étant ludique et esthétique.

Il est constitué d’un tapis ferme et confortable sur lequel l’enfant pourra évoluer en toute sécurité, ou de dalles de motricité sensorielles. Un pan de mur et recouvert de miroir pour permettre à l’enfant de voir son reflet, mais aussi son environnement. Quelques jeux de différentes textures et couleurs son mis sa disposition. L’enfant est donc libre de choisir le jouet qui l’intéresse. Faites évoluer les jeux en fonction de l’âge et du degré de motricité de l’enfant.

Choisissez d’installer votre espace de motricité libre dans un lieu calme, loin des courants d’air, ou l’enfant n’aura pas froid. C’est un lieu d’éveil sécurisé ou l’enfant doit se sentir bien.

L’enfant n’est jamais laissé seul, l’adulte est présent il accompagne et encourage l’enfant dans ses découvertes. La motricité libre permet à l’enfant de prendre confiance en lui, elle favorise l’initiative et le choix.

Lorsque l’enfant grandit, son espace de jeux grandit avec lui. L’espace est redéfini avec des zones de jeux, espace construction, motricité,etc. L’enfant explore désormais le monde, toujours accompagné de l’adulte.

Les avantages de la motricité libre

La motricité offre de nombreux avantages. L’enfant fait ses propres découvertes et ses propres acquisitions à son rythme, et de manière physiologique. Étant maitre de son corps et de ses expériences, le corps de l’enfant est respecté, et se développe de façon plus harmonieuse.

Le fait de se mouvoir seul et de disposer de son corps et de l’espace à loisir, lui permet de faire beaucoup d’expériences, chaque réussite renforce sa confiance en lui et sa motivation. Cette liberté d’action et de choix va également lui permettre de développer son autonomie en toute confiance.

L’enfant grandit et développe ses compétences sous le regard et la bienveillance de l’adulte. La relation parent enfant est beaucoup plus sereine.

La représentation du temps chez l’enfant

temps horloge

Les enfants ont beaucoup de difficulté à se représenter le temps. En effet, comprendre par exemple que le jour qu’hier on appelait demain est maintenant aujourd’hui demande de concevoir de nombreux concepts. L’enfant conquiert le temps à mesure de ses différents développements, moteurs, sociaux, affectifs, intellectuels…

Le temps est un cadre, ce cadre est entre autres défini par l’intermédiaire des phases de développement physiologique, la croissance, etc.. Mais aussi par des phases de développement psychique. L’enfant en prend d’abord conscience à travers le regard de l’adulte et de la société.

Comment l’enfant se situe dans le temps :

Selon Piaget, avant 5 ans, l’enfant conçoit le temps de manière intuitive, c’est à dire des successions de moments immédiats. Son temps est centré sur l’activité, une activité succède à une autre. Il n’a pas conscience que le temps passe. C’est avec le stade sensorimoteur que l’enfant établit des relations avec le monde extérieur, c’est un processus de relation entre l’enfant et le monde. 

Il y a d’abord le temps vécu, il est expérimenté par le corps, avec l’expérimentation de l’espace, l’enfant acquière une expérience du temps. L’enfant est égo centré, son temps lui est relatif, axé sur son propre temps. Les rituels, les habitudes permettent à l’enfant d’expérimenter le temps.

Vient ensuite le temps perçu, là aussi, l’expérimentation est essentielle. L’enfant peut comprendre le temps comme une ligne sur laquelle se déroulent des évènements. L’utilisation de frise chronologique sur laquelle on dispose les différent éléments fixes de la journée permette l’enfant d’appréhender le temps conçu.

Puis le temps conçu, l’enfant structure le temps, il comprend qu’il a un passé, qu’il vit le présent, et construit son futur.

Accompagner l’enfant dans l’acquisition du temps :

L’enfant ne se représente pas le temps, pour lui permettre de l’appréhender il faut lui permettre de faire des expériences, et de se développer. Les différents stades de développement l’enfant sont interdépendant, les acquisitions sont progressives et découlent les une des autres. Il en est de même pour le temps. 

On parle souvent de l’importance des rituels dans la petite enfance, ses rituels permettent de rassurer l’enfant m,ais aussi de donner un cadre dans lequel le temps pourra s’inscrire. Les habitudes rythment la vie de l’enfant, lui permettent de se structurer et d’appréhender les choses ainsi que le temps. Plus vous mettez en place des habitudes et des rituels plus l’enfant pourra définir sa propre représentation mentale de son temps.

L’enfant a ces habitudes de vie chez lui et chez vous, veillez à garder une continuité dans les moment clés, comme les heures de repas et de coucher. 

Dans votre vie quotidienne, vous pouvez placer une frise avec les moment clés de la journée, avec un petit bonhomme qui se déplace sur la frise. Un calendrier météo avec le temps qu’il fait, la saison et autre. 

Comptez le temps qui le sépare d’un évènement en « dodo », il reste X « dodos » avant Noël, etc…

 conclusion :

L’enfant vit sa vie à son propre rythme, la notion de temps lui échappe. Pour lui, seul l’instant présent existe. C’est à l’adulte de devoir s’adapter pour se mettre au rythme de l’enfant et de ses acquisitions. Cela nous permet à nous adulte de relativiser notre propre relation au temps et à l’importance du moment présent.

Apprenons la notion de temps à l’enfant sans lui imposer notre rythme qui est tellement différent du sien.