Les animaux chez l’assistante maternelle

Votre foyer compte déjà un ou plusieurs animaux, ou alors, vous souhaitez acquérir un animal, sachez qu’avec votre agrément, vous êtes tenue par plusieurs obligations.

Faisons le point sur la législation.

La convention collective est claire :

« La présence d’animaux dans le lieu d’accueil
L’évaluation portant prioritairement sur les conditions d’accueil garantissant la sécurité de l’enfant, qui ne doit jamais rester seul avec un animal, il convient de prendre en compte :
1° La capacité de l’assistant maternel à comprendre les risques encourus par l’enfant et les mesures prises pour organiser une cohabitation sans danger ou isoler le ou les animaux dans un lieu à distance durant l’accueil ;
2° Les dispositions envisagées pour assurer l’information effective des parents, en cas de détention ou d’acquisition d’animaux présents durant l’accueil ;
3° La présence dans le lieu d’accueil, ou à proximité immédiate, d’animaux susceptibles d’être dangereux, notamment de chiens de la première catégorie et de la deuxième catégorie. »

« La validité des vaccinations obligatoires des animaux présents au domicile du candidat pourra être vérifiée »

Quels sont les animaux incompatibles avec un agrément

Les chiens de catégories 1 et 2, ce sont les chiens dit d’attaque, de garde ou de défense.

Les chiens de catégorie 1 :

  • Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier (chiens dits « pit-bulls »),  
  • Mastiff (chiens dits « boerbulls »),
  •  Tosa

Les chiens de catégorie 2 :

  • La race Rottweiler
  • Les chiens non-inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère en charge de l’agriculture et qui peuvent être rapproché morphologiquement des chiens de la race Rottweiler.
  • À savoir  : le chien de race Staffordshire bull terrier ne fait pas partie des chiens susceptibles d’être dangereux.

Certains NAC :

Les NAC ce sont les Nouveaux Animaux de Compagnie. Sont considérer comme NAC :

  • les rongeurs : certaines races de lapin, souris, cochon d’Inde, rat, hamster, chinchilla, octodon, écureuil de Corée, gerbille, chien de prairie…
  • les carnivores : certains putois, furets…
  • les primates : saïmiris et pinceaux blancs. Attention, vous vous engagez sur 20 ans et si ce petit singe semble mignon, il peut mordre comme tout animal.
  • des reptiles de toutes sortes. certaines espèces de tortues non protégées
  • lézards : iguanes, geckos, caméléons…
  • des arthropodes : scorpions, araignées, myriapodes…
  • des insectes : phasmes…
  • des crustacés : Bernard l’ermite, Crevette naine…
  • des amphibiens : grenouilles rieuses, dendrobates, axolotls…
  • des oiseaux : perruches, perroquets, diamant, canaris, mainates, toucans…
  • les gallinacées : poules, dindons, paons, oies, canards
  • des poissons : poisson rouge, carpe koï, poissons exotiques (combattant, guppy, scalaire, discus, corydoras, killie, etc.), loche, voire des esturgeons ou piranhas…
  • des mollusques : escargots de Bourgogne, ampullaire, etc.

Il est évident que certains NAC ne posent pas de problème, bubulle votre poisson rouge est apriori inoffensif. Mais si vous possédez des reptiles, des arthropodes, ou autre animal potentiellement dangereux, cela est incompatible avec un agrément.

Votre animal doit être déclaré auprès de la PMI

Si vous aviez déjà un animal avant de votre demande

Lorsque vous avez fait votre demande d’agrément, votre puéricultrice à vue l’animal, et vous a demandé quelles mesures vous comptiez mettre en place. Elle put également vous demander d’isoler l’animal pendant l’accueil des enfants. Soit dans une pièce fermée, dans le garage, ou autre. Si c’est un petit animal, il peut vous être demandé de mettre sa cage hors de portée et hors de vue des enfants.

Si vous accueillez un animal après votre agrément

Vous pouvez prévenir votre puéricultrice de pmi de votre envie d’avoir des animaux, elle pourra alors voir avec vous l’organisation que vous comptez avoir, et également vous parler des aménagements qu’il vous faudra effectuer.

Si vous avez eu un coup de cœur, et que l’animal est déjà là, il vous faudra prévenir le plus rapidement possible votre puéricultrice.

 Selon le cas :

  • Un simple coup de téléphone pour lui expliquer l’arrivée de l’animal, et l’organisation que vous comptez avoir.
  • Soit une visite à votre domicile, afin de vérifier si tout est correct, et compatible avec votre accueil.
  • Prévenir les parents

Certains parents seront absolument ravis que leurs enfants soient en contact avec des animaux. Certains auront des craintes, d’autres, peurs de certains animaux. Les peurs et craintes sont personnelles, et souvent profondes, rien ne sert d’essayer de les convaincre…

  • Si vous avez un animal, précisez-le aux parents dès le 1er contact. Il est important que la présence de l’animal soit inscrite au contrat.
  • Si vous avez l’intention d’adopter un animal, informez-en les parents. Cela peut ne pas leur convenir. S’ils sont en accord avec la présence de l’animal, faites un avenant à votre contrat.

L’hygiène du logement

Avoir des animaux est salissant !! Il vous faudra nettoyer chaque jour votre logement, il est important que les enfants évoluent dans un environnement propre et sain. Rien de mieux que l’aspirateur pour éliminer les poils et éviter les allergies.

L’eau et la nourriture des animaux doivent également être mises hors de portée et hors de vue des enfants. Quoi de plus amusant que de jouer dans la gamelle d’eau et de gouter aux croquettes, hormis le risque d’étouffement avec les croquettes, votre animal pourrait mal réagir à cette intrusion.

Les animaux doivent être vaccinés, mais également vermifugés et déparasités.

Les bienfaits des animaux

Les bénéfices sont innombrables, parmi eux :

  •  la santé : selon une étude finlandaise, les enfants en contact avec des animaux sont moins sujets aux problèmes respiratoires.
  •  le développement : un animal c’est stimulant, communication, toucher, la curiosité, etc..
  •  le moral : un câlin, la joie de voir les animaux évoluer, le soutien émotionnel
  • la socialisation

L’importance du quatre pattes

bébé quatre pattes

Dans le développement de l’enfant, tous les stades ont leurs importances, celui du passage à quatre pattes n’échappe pas à la règle. Je vous propose de découvrir pourquoi le passage par le stade du 4 pattes est important, et en quoi il joue un rôle fondamental dans le développement moteur, et cérébral de l’enfant.

Qu’est-ce que le quatre pattes ?

Le quatre pattes est un stade de développement important. Il intervient généralement après le stade de rampement, soit aux alentours des 7 mois de l’enfant, mais cela reste bien évidemment une moyenne.

C’est un moyen de locomotion, il permet à l’enfant de se mouvoir dans l’espace, de développer son autonomie et sa confiance en lui.

Cette étape va également lui permettre d’acquérir la position assise, et préparer son corps à la station verticale ainsi qu’a la marche.

Autant dire que c’est une sacrée étape, elle va jouer un rôle fondamental dans tous les apprentissages.

Comment le quatre pattes développe le corps ?

L’enfant a déjà beaucoup développé son corps, et ses muscles, surtout s’ il a pratiqué la motricité libre et a bénéficié de portage physiologique. Cette nouvelle étape va lui permettre de poursuivre ce développement.

Le dos de l’enfant va beaucoup se muscler, sa colonne vertébrale va apprendre à pivoter, ce qui lui permettra de s’assoir seul. Ses lombaires se renforcent et vont le préparer à la station verticale.

Ses hanches vont elles aussi beaucoup changer, l’action des muscles et les rotations vont lui permettre de se soulever et de se propulser vers l’avant.

Ses chevilles vont se renforcer afin de soutenir le poids de son corps.

Comment le quatre pattes contribue au développement cérébral.

Le quatre pattes est un moyen de locomotion qui demande beaucoup de compétences. L’enfant doit pouvoir coordonner un mouvement alterné des bras et des jambes, il demande une coordination physique, mais aussi des deux hémisphères du cerveau.

En faisant fonctionner les membres opposés de concert, l’enfant active les deux hémisphères de son cerveau, permettant ainsi une connexion de faisceau de nerfs entre les deux parties. Cette connexion permet une communication entre les deux hémisphères, indispensable à un développement cognitif harmonieux, ainsi qu’une préparation aux divers apprentissages, comme la lecture, l’écriture, etc.

Si l’enfant ne marche pas à quatre pattes ?

Certains enfants ne marchent jamais à quatre pattes, certains le font après avoir acquis la marche, certains en font des variantes.

Si l’enfant passe par le stade quatre pattes après la marche, pas d’inquiétude, mieux vaut tard que jamais, cette acquisition même si elle ne suit pas la norme va permettre à l’enfant d’acquérir les développements inhérents a ce stade.

Si l’enfant se déplace avec une variante du quatre pattes, il a peut être des difficultés de coordination, aider le acquérir un quatre pattes classique, en jouant avec lui, dans tous les cas pas de forcing.

En conclusion :

Le quatre pattes est un des stades de développement à ne pas négliger, il est fondamental, pour le développement physique et cérébral.

Un enfant qui ne passe pas par le stade du quatre pattes a plus de risque d’avoir des troubles des apprentissages.

Chaque enfant avance à son rythme, laisser l’enfant acquérir ce stade seul, et ne le forcer pas.

Un enfant peut marcher longtemps à quatre pattes avant de se lancer dans la marche, rien de grave, c’est qu’il en a besoin.

Un enfant peut marcher avant de faire du quatre pattes, cela n’est pas préjudiciable.

livre 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants

Pour en savoir plus sur le développement psychomoteur, et aider les enfants dans leurs acquisitions, je vous conseil ce livre. Très complet, simple et pratique, il répond a beaucoup de questions, il aborde la notion de confiance, le développement cognitif inhérent au développement moteur, etc. Un indispensable!!

Voir 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants sur Amazon

L’étape des textures dans l’alimentation

repas texture

De sa naissance jusqu’à ses 6 mois environ, l’alimentation de l’enfant est lacté. Puis progressivement arrive la diversification. De la première cuillère de purée aux repas de grand avec des morceaux, l’enfant va expérimenté des gouts et des textures différentes. L’alimentation évolue par étape aussi bien dans les gouts que dans les textures. D’une alimentation liquide, il passe a une purée lisse, puis à l’écraser, et enfin aux morceaux.

Tout cela n’est pas toujours simple, c’est une découverte et un apprentissage. Il est donc important de respecter le rythme de l’enfant, et d’avancer de concert avec ses parents :

-comment donne-t-il le repas à l’enfant ?

-Quelles sont ses habitudes ?

Il est important de garder une continuité entre la famille et le mode de garde, afin de ne pas le perturber.

Maintenant que l’enfant à l’habitude des purées lisses et que la diversification est déjà bien avancée, il est peut être temps de faire varier les textures.

Chaque étape est propre à chaque enfant, mais certains signes peuvent vous aider à savoir quand introduire les morceaux progressivement dans l’alimentation.

Quand commencer les purées écrasées ?

On introduit souvent les premières textures vers l’âge de 8 mois. Mais comme pour toutes les étapes de développement, chaque enfant évolue à son rythme.

Si l’enfant porte un intérêt particulier pour la nourriture, et s’il attend le repas avec plaisir. C’est qu’il est sans doute prêt à franchir une nouvelle étape.

Si en observant l’enfant, vous constatez certains de ces signes, alors il est peut-être temps de varier les textures.

-L’enfant est de plus en plus acteur de son alimentation, il attrape les aliments et les porte à la bouche, il attrape la cuillère.

-Sa motricité s’affine lui permettant qu’être plus autonome.

-Son caractère s’affirme, il fait non de la tête s’il n’est pas d’accord.

Si son développement cognitif est suffisant, il faut que son développement physique le soit aussi. Il faut certains prérequis pour pouvoir manger des morceaux même petits :

L’enfant doit déglutir de façon contrôlée, et commencer à chercher à mastiquer même s’il n’a pas encore de dents. Il veut boire au verre.

En accord avec la famille, vous pouvez essayer de donner à l’enfant une purée écrasée, et non plus mixée.

Comment procéder ?

Passer d’une purée lisse à une purée écrasée est un grand changement dans l’alimentation de l’enfant.

Il faut alors du temps et avancer progressivement.

Pour débuter une nouvelle texture, une ou deux cuillères sont suffisantes. Il faut que l’enfant goute et apprécie. On augmente ensuite petit à petit le nombre de cuillères.

Lorsque l’enfant apprécie, une texture écrasée, laissez-le s’y habituer, puis ajouter dans la texture broyée quelques petits morceaux.

Continuer ainsi, en passant de l’écrasé, aux tout petits morceaux, puis aux morceaux, en prenant le temps et en observant les réactions de l’enfant.

Si un enfant n’aime pas une texture, il ne faut pas le forcer. Repasser a la texture qui lui plaisait pendant un moment, puis reproposez-lui la texture qu’il n’aimait pas. Il faut parfois plusieurs essais avant que l’enfant n’apprécie. Soyez patient.

N’oubliez pas que l’alimentation et le repas doivent toujours être un plaisir. C’est un moment agréable de partage et de découverte.

Pour allier plaisir et découverte alimentaire, je vous propose une sélection de couvert et d’assiette:

En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Les bienfaits du temps calme

enfant dans un hamac

Entre les activités, les sorties, et bien d’autres choses, les petits sont très souvent en action et en phase de découverte. Il est donc important d’apporter des temps calmes qui permettent la concentration et l’apaisement.

Je vous propose de voir à quoi ils servent, mais aussi, quand et comment les mettre en place.

À quoi sert un temps calme ?

Le temps calme est un moment de repos, il diffère de la sieste, et en fonction de l’âge des enfants, il peut s’y substituer. Un enfant à besoin de temps de sommeil ; de sieste, mais aussi de temps de repos ; les temps calmes. Il n’est pas évident de se rendre compte du rythme de vie des tout petits, pourtant ce rythme de vie est souvent intense, plein de temps imposer ou il faut se dépêcher, enchainer les activités, les sorties, etc. Avec cette cadence, il est difficile pour les enfants de se reposer et de se concentrer. Le temps calme est donc un moment de repos dans sa journée trépidante. Il lui permet de se recentrer et de laisser son imagination et son esprit vagabonder. En faisant des activités personnelles, comme il le souhaite, cela lui permet de développer son attention, mais aussi ces gouts personnels, cela lui permet de se connaitre. Il est important de proposer quotidiennement de ce temps et de le ritualiser, il fera ainsi partie de la routine quotidienne.

À quel moment mettre en place un temps calme ?

Généralement, le temps calme se propose en fin de matinée, en début d’après-midi pour les grands qui ne font plus la sieste , ou en fin d’après-midi. Les enfants n’ayant pas tous les mêmes besoins et les mêmes rythmes, ce temps se propose en fonction des besoins de chacun. Si un enfant est particulièrement excité, vous pouvez lui proposer un temps calme dès que vous sentez c’est nécessaire.

Le temps calme se propose dès que les premiers signes d’excitation trop intense, d’énervement, ou de fatigue se font sentir. Ils permettent alors un retour au calme rapide. Si vous attendez trop et que l’enfant est déjà trop excité, il sera difficile de lui proposer un temps calme, et de faire redescendre son niveau d’énergie.

Il est donc important de ritualiser la mise en place de vos temps calmes. En ayant une routine pour ce type de moment, l’enfant pourra alors très vite rentrer dans ce temps de détente et faire redescendre son énergie et se reposer.

Combien de temps dure un temps calme ?

Un temps calme n’est pas une sieste. Sa durée doit être adaptée à l’âge et aux besoins des enfants. En moyenne ce temps est de 30 à 45 min. Si ce temps est trop court, il ne permet pas le repos et le retour au calme. S’il est trop long, l’enfant risque de s’ennuyer et de vivre ce moment comme une contrainte. Il perdrait alors tout intérêt et tout attrait.

Soyez donc attentif et à l’écoute de vos petit pour faire de ce moment un temps agréable.

Quoi proposer pour un temps calme ?

Si vous avez de la place mettrez un espace à disposition, avec des coussins, un endroit doux et accueillant, propice à la détente. L’enfant pourra s’y rendre quand il ressent le besoin, ce sera pour vous un bon indicateur. Dans cet espace, disposer des livres, des coloriages, des jeux calme. Pour le temps calme quotidien et ritualiser, il est préférable de laisser l’enfant choisir comment il souhaite occuper son temps, faites-lui des propositions, mais lui imposer pas d’activité.

Proposer lui de regarder un livre, ou de lui raconter une histoire, d’écouter des comptines ou de la musique douce, ou même simplement de s’installer confortablement et rêver. C’est un temps personnel et de repos, cela doit être un moment agréable.

Pour les plus grand, une activité manuelle personnelle, lire un livre, faire du dessin, un jeu de société, etc.

Le temps calme est un moment de détente pour les enfants, mais aussi pour les adultes. Il permet à tous de se recentrer, et d’évoluer dans un environnement paisible.

Pouce, ou tétine ?

bébé avec tétine

Le besoin de succion est déjà présent in utero, le fœtus tète et dégluti déjà dans le ventre de sa mère. Cette fonction va se décupler à la naissance avec l’alimentation. La tétée est un besoin fondamental pour se nourrir, c’est aussi un éveil des sens, puis peut à peut, la succion devient réconfortante, et rassurante. Pour répondre à ce besoin, les enfants peuvent téter leurs doigts, un doudou, ou encore avoir une tétine. Tous les enfants n’ont pas les besoins de succion, même si huit enfants sur dix ont une tétine, ils n’en ont pas tous le même usage. Comment répondre à ce besoin ? Combien de temps dur ce besoin de succion ? La tétine est-elle mieux que le pouce ? Comment les sevrer ? Faisons le point.

Le besoin de succion

C’est un besoin fondamental, au-delà du besoin de téter pour se nourrir, il participe au développement affectif de l’enfant. Ce besoin affectif commence vers 2 mois, et cesse majoritairement vers 2 ou 3 ans, néanmoins certains enfants peuvent avoir besoin de la tétine pour dormir jusqu’à l’âge de 6 ans. Entre le besoin fondamental et structurant, et la succion « habitude », il y a une différence. Un enfant qui a constamment la tétine ou le pouce dans la bouche, risque d’avoir des difficultés avec le langage, mais aussi avec l’alimentation solide, sans compter sur la déformation des dents et du palais, le mauvais placement de la langue, etc. Il faut donc répondre au besoin de succion, tout en veillant au bon usage de la tétine ou du pouce.

La tétine :

-La tétine est largement utilisée. Il en existe de toutes les formes, de tailles et de matière différente. Chaque enfant a sa préférence, une fois habitué à un model, il y reste souvent fidèle. Ce qui peut vous obliger à faire le tour des boutiques afin de trouver THE tétine …

-On sait maintenant que la tétine est préférable au pouce, elle déforme moins le palais et les dents, elle est aussi plus facile à retirer à l’enfant. On sait aussi que les enfants ayant une tétine pour dormir ont moins de risque de mort inattendue du nourrisson.

-La tétine peut retarder l’acquisition du langage, vers 12 ou 18 mois, il faut alors la réserver au temps calme, de repos, ou de sieste, afin que l’enfant puisse avoir la bouche libre dans les temps actifs qui sont plus propices au langage.

-Les enfants ont tendance à laisser trainer leur tétine un peu partout, ce qui n’est pas toujours idéal pour l’hygiène. Pour éviter de la perdre et qu’elle ne traine partout, mieux vaut avoir une attache tétine fixer aux vêtements.

-Pensez à vérifier quotidiennement l’intégrité de la tétine, au moindre signe de faiblesse il faut la jeter. D’un point de vue hygiénique il est d’usage de remplacer la tétine tous les 2 mois.

Le pouce :

-Le pouce ou les doigts sont toujours à la disposition de l’enfant, il est donc plus difficile d’en contrôler l’usage. Ils ont aussi tendance à déformer davantage la dentition et le palais de l’enfant.

-Le pouce ou les doigts ne se perdent pas surtout la nuit…, ce qui est un avantage. L’enfant qui est en temps de jeux a besoin de ses mains, il n’a donc pas le pouce dans la bouche. L’enfant a plus facilement tendance à prendre son pouce dans les temps calme ou de sieste, il en régule lui-même plus facilement l’usage.

-Pensez à laver fréquemment les mains de l’enfant.

Le « sevrage » :

L’idéal serait qu’a l’âge de 3 ans, l’enfant n’ait plus besoin ni de sa tétine ni de son pouce. Il faut donc commencer le « sevrage » en douceur et bien en amont.

Plus le « sevrage » s’effectue tôt, plus il est simple. Vers 12 mois, laisser à l’enfant l’usage de sa tétine, et son pouce lors des moments de calme et de repos, mais aussi en cas de chagrin. Responsabiliser l’enfant en lui permettant d’aller chercher sa tétine avant la sieste ou un temps calme, et proposer lui de ranger sa tétine avant de jouer. Il n’est pas question de lui en supprimer l’accès, mais de réguler avec lui l’usage de la tétine.

Le « sevrage » doit se faire en accord avec l’enfant, le dialogue est donc primordial. Il faut expliquer à l’enfant que le pouce ou la tétine ne sont pas bons pour sa dentition et son élocution. Il doit faire ce « sevrage » à son rythme et avec l’aide des adultes. Il faut beaucoup de patience et de dialogue, mais avec la coopération de l’enfant, cette étape sera plus facile.

En conclusion :

Le besoin de succion est naturel et variable d’un enfant à l’autre. Ce besoin fait partie de son développement affectif.

Il est préférable que l’enfant tète une tétine plutôt que son pouce, car elle déforme moins le palais et la dentition. La tétine doit être laissée en libre accès jusqu’à 12 ou 18 mois tout en en limitant progressivement l’accès. Le « sevrage » doit s’effectuer en douceur et avec la coopération de l’enfant.

Faut-il laisser les doudous aux enfants ?

doudou lapin

La plupart des enfants ont un doudou, cet objet qui l’accompagne dans son quotidien. C’est un objet important dans la vie de l’enfant, il lui permet de grandir, de s’attacher et se détacher.

Mais qu’est-ce qu’un doudou ? Quel est vraiment son rôle ? Faut-il le laisser en libre accès à l’enfant ?

Un doudou c’est quoi ?

On se souvient tous de notre doudou, de sa texture, sa douceur, mais surtout de son odeur. On se souvient du réconfort qu’il nous apportait, c’est un souvenir agréable et régressif.

C’est un objet à part entière dans la petite enfance. Une peluche, un t-shirt, un lange,etc, un objet d’attachement. Le doudou est proposé à l’enfant dés son plus jeune âge, suivant l’investissement que l’enfant en fera ainsi que le rôle que l’adulte lui donnera. Le doudou n’aura pas la même fonction.

Il existe deux types de doudous : le doudou objet transitionnel et le doudou objet fétiche.

Un doudou transitionnel est un objet, que l’enfant investit comme un pont, un lien entre le monde intérieur et extérieur. Cet objet choisi par l’enfant parfois très tôt lui permet de rêver et de créer. Il fait le lien, la transition. Il permet à l’enfant de supporter l’absence de sa figure principale d’attachement.

Un doudou objet fétiche est un objet que l’enfant utilise pour se rassurer de se calmer, en substitue de l’adulte. Lorsque l’adulte donne à l’enfant son doudou pour le calmer, sans lui expliquer ses émotions ou son ressenti, l’enfant fait alors de son doudou un objet fétiche.

Quel est le rôle d’un doudou ?

Un doudou ne doit pas se substituer à l’adulte. Son rôle est différent. Si le doudou se substitue à l’adulte comme une solution aux maux rencontré par l’enfant. Il prendra alors un rôle d’objet fétiche. Cela n’apprendra pas à l’enfant à gérer et à comprendre ses émotions. L’objet fétiche n’est pas un objet transitionnel, l’enfant a alors une dépendance face à l’objet. Il lui sera alors difficile de s’en servir comme d’un outil de développement, et de s’en séparer.

Le doudou sert de transition, il permet à l’enfant de se séparer doucement et en confiance de sa figure d’attachement. Il crée également un espace neutre permettant à l’enfant d’être et d’exister. L’enfant utilise cet objet pour un usage spécifique et pour un temps donné. Lorsque l’enfant n’a plus besoin de son doudou, car la transition est faite, il s’en sépare alors naturellement. Le doudou a rempli son rôle et permis à l’enfant de se construire.

Faut-il laisser le doudou en libre accès ?

Le doudou est un objet important pour l’enfant. C’est un outil. Il doit donc être laissé à disposition de l’enfant. Il est un objet autonomisant. Retirer un doudou à un enfant qui en a besoin est une violence. Cet objet est une transition est permet la sécurité, le prolongement entre le connu et l’inconnu. Le traumatisme causé par le retrait du doudou peut créer des troubles de l’attachement. Si le doudou est bien un objet transitionnel, l’enfant en gèrera très bien son usage. Si le doudou est un objet fétiche, il faudra être d’avantage présent auprès de l’enfant afin que celui-ci vienne chercher le réconfort et les réponses à ses maux auprès de l’adulte. L’objet fétiche changera alors doucement de rôle et l’enfant l’investira différemment.

Aux environs de 3 ans, un enfant se détachera naturellement de son doudou lorsqu’il n’en aura plus besoin dans son quotidien, même s’il peut garder son doudou pour dormir.

Le schéma corporel chez l’enfant

Découvrir son corps, savoir qu’il est un tout, qu’il nous appartient est un apprentissage qui demande du temps. L’enfant passe par plusieurs étapes fondamentales, plusieurs stades, avant d’avoir pleinement conscience de lui, et de son corps.

Le corps existe, et nous en avons conscience, grâce au différent renseignement donner par le monde extérieur, grâce à nos sens, et grâce aux autres. Sans relation avec le monde nous ne pouvons avoir conscience de nous.

Comme pour tout développement chaque enfant fait ces acquisitions à son rythme, les âges donnés sont des moyennes.

Les principaux stades de découvertes :

L’enfant découvre son corps par morceaux, toucher, vue, ouïe, etc..il va falloir du temps et de la maturation pour assembler tous les morceaux et ne faire qu’un. L’enfant est alors morcelé dans son corps et ses sensations. Il n’a pas de limite corporelle.

-à la naissance, l’enfant est en fusion avec sa mère, ce sont ses besoins fondamentaux qui le font exister, la tétée, la respiration, le bercement..

-Vers 2 mois, le toucher de l’enfant se développe, il prend alors doucement conscience d’une nouvelle sensation, avec ses mains.

-Vers 3 mois, la vue commence à être suffisamment développée pour que l’enfant en ait conscience. La vue d’un enfant n’est mature qu’à 6 ans.

-Vers 4 mois ou 5 mois l’enfant sourit au miroir. Il voit un enfant et lui sourit, il n’a pas conscience qu’il se voit , que cet enfant est lui.

Au fur et à mesure de ses découvertes et acquisitions, l’enfant ajoute une nouvelle pièce au puzzle.

Il faut attendre que l’enfant est environ 12 ou 18 mois pour que tous les morceaux de son corps s’unifient, l’enfant prend conscient que son corps est un tout. Si on présente un miroir à l’enfant, il va toucher le miroir pour toucher l’enfant qu’il voit.

Il lui faudra néanmoins encore du temps pour comprendre que l’enfant qu’il voit dans le miroir est lui, souvent vers 2 ans. Pour savoir si l’enfant sait qu’il voit son reflet dans le miroir, faites une marche avec un feutre lavable sur le corps de l’enfant, si lorsqu’il voit son reflet il tente d’effacer la trace sur son corps.

Comment favoriser la découverte du corps :

Le toucher est fondamental dans la découverte du corps, les massages, les comptines ou l’on touche et nomme les parties du corps, le portage, sont les meilleurs moyens pour prendre conscience de son corps et en sentir les limites et le contour.

La motricité libre est une pratique qui favorise une découverte des sens et du corps au rythme de l’enfant. Il découvre l’espace et ces sens, il développe ainsi sa proprioception.

Le miroir est important dans la découverte du corps, sa composition, et la découverte du moi. La structure nidoo Montessori est parfaite, comportant un grand miroir dans l’espace de jeu, il est toujours à la disposition de l’enfant.

Les jeux aussi favorisent cette découverte, les comptines, l’expression corporelle, la danse, les jeux d’habillage…

Les comptines, permettre de nommer le corps, l’enfant pourra alors toucher les parties du corps nommées sur lui ou sur un tiers, il découvre ainsi la composition du corps.

Les jeux d’expression corporelle permettent à l’enfant d’expérimenter avec son corps et de découvrir l’espace dans lequel il s’inscrit.

La notion d’unité du corps

Lorsque l’enfant à intégrer la notion d’unité de son corps, il voit alors son corps comme un tout, il peut alors avoir du mal à laisser des matières sortir de lui. Un exemple est plus parlant, lorsque l’enfant se mouche, ou fait ses besoins, il peut avoir l’impression de perdre un morceau de lui, de son corps. Que son corps se désintègre, n’est plus uni. Ce qui peut être traumatisant, tan physiquement que psychologiquement. L’enfant doit alors apprendre que bien que son corps soit un tout, certaines fonctions vitales lui demandent d’accepter de se séparer des déchets produits. Cette phase peut être délicate, et demander beaucoup de patience et de verbalisation, sur le fait que tout cela est normal, et que tout le monde a les mêmes besoins. Il faut accompagner l’enfant en faisant de chaque « perte » une expérience.

La position assise

La position assise n’est pas une position naturelle de l’enfant, tant qu’il ne l’a pas acquise par lui-même. Mettre un enfant en position assise alors qu’il ne maitrise pas cette posture, c’est le ralentir dans la découverte de son corps et de la motricité. Il est prisonnier de cette position imposée et inconfortable.

Tenir assis et savoir s’assoir quelle différence ?

Un enfant peut tenir assis vers 5 ou 6 mois, si on le met en position assise, il se maintiendra, sa structure musculaire le lui permet, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il soit prêt à s’assoir seul. De plus, cette position n’est pas physiologique et créée de nombreuse tension dans son corps. Pour pouvoir s’assoir seul l’enfant doit avoir franchi plusieurs étapes de son développement sensorimoteur :

-le retournement du dos sur le ventre et inversement

-Ramper en marche avant et arrière

-Marcher à 4 pattes

-Se mettre semi-assis

Ses muscles et sa colonne vertébrale seront alors suffisamment développés.

Ses étapes sont fondamentales pour de multiples raisons. La première étant la maturation de son système neurologique, la découverte et la connaissance de son corps et de ses sens, qui amène progressivement la coordination de ses mouvements. Toutes les étapes du développement sont interdépendantes.

Pourquoi maintenir un enfant en position assise alors qu’il ne sait pas s’assoir seul est néfaste ?

Cette position n’est pas physiologique tant qu’elle n’est pas acquise naturellement par l’enfant, il se retrouve alors prisonnier d’une position qu’il ne maitrise pas. Cela peut le mettre en insécurité, et lui apporter des peurs. Notamment la peur de la chute. L’enfant crispe alors ses muscles, ce qui créer des tensions partout dans son corps, mais aussi dans sa tête. Il peut se sentir inquiet, en danger ne maitrisant pas ses mouvements ni sa position. En effet si vous raidissez vos muscles vous perdez toute souplesse, et vous ne pouvez faire de bon mouvement ?

Cela ralentira aussi son développement sensorimoteur naturel. L’enfant apprend en expérimentant, mis en position assise il se retrouve priver de liberté d’expérimentation.

Si votre enfant souffre de reflux gastro-oesophagien, maintenez le plus possible l’enfant dans vos bras dans une position physiologique ne mettant pas son corps en extension.

Comment permettre à l’enfant d’acquérir la station assise seule ?

Afin de permettre à l’enfant d’acquérir la position assise à son rythme, il faut le laisser expérimenter son corps, ses mouvements, ainsi que l’espace. La motricité libre est donc toute indiquée pour permettre à l’enfant d’arriver à la position assise par ses propres moyens. Privilégiez un portage physiologique, il permet à l’enfant de prendre conscience de son corps sans le contraindre dans des positions qui lui serait inconfortables, et génératrices de tension.

La peur de séparation des 8 mois

angoises

Que ce soit dans le milieu professionnel ou non, la peur de séparation des 8 mois est une phase connue du développement de l’enfant. Mais de quoi parle-t-on ?

La peur de séparation qu’est-ce que c’est ?

La peur de séparation c’est cette inquiétude qui envahit l’enfant lors qu’il est séparé des gens qui prennent soin de lui. Et plus particulièrement de sa figure d’attachement. Ces peurs de séparation ne sont pas réservées aux 8 mois de l’enfant, dans nos vies, nous traversons plusieurs de ces peurs. Mais à 8 mois, l’enfant vit une grosse phase de développement dans ces relations, sa relation au monde et sa relation aux autres.

Cette peur se manifeste par un attachement accru, l’enfant est littéralement accroché à sa figure d’attachement principale, le plus souvent sa mère. Et ne veut plus que personne d’autre ne s’occupe de lui, ou ne l’approche.

Il pleure, hurle et ne veut pas se décrocher ou quitter sa figure d’attachement. L’enfant à peur, il vit une évolution émotionnelle qui le perturbe et le déstabilise. Il a besoin de comprendre et d’être accompagné dans cette phase.

Pourquoi a-t-elle lieu aux alentour de 8 mois ?

Cette inquiétude apparait aux alentours de 8 mois et sera suivie par de nombreuses autres peurs de séparation. Lorsque l’enfant à environ 8 mois, il a déjà fait beaucoup d’acquisitions au niveau émotionnel, moteur, et cognitif. À cet âge, il renforce sa sécurité et son attachement. Il comprend que plusieurs personnes prennent soin de lui, et qu’elles ont toute un statut différent, et une place différente. Ils les différencient.

On parle aussi souvent à cet âge de peur de l’étranger, en effet l’enfant reconnait les gens et sait les différencier. Mais au-delà de la peur de l’étranger ou des personnes qu’il ne connait pas, c’est plutôt une inquiétude face aux nouveaux visages et de savoir s’il peut être en confiance ou pas. Car l’enfant est en train de forger sa sécurité, hors un nouveau visage peut ébranler cette sécurité.

Comment aider l’enfant à vivre cette évolution ?

Comme pour toute phase de développement il convient d’accompagner l’enfant, et de l’aider à construire sa base de sécurité affective. Le dialogue et le toucher ont alors une place prépondérante dans la phase d’accompagnement à la séparation et la construction d’une sécurité affective pour l’enfant. Il faut prendre en compte son inquiétude sans pour autant la renforcer et accroitre alors son insécurité. Prendre le temps de la séparation avec sa figure principale d’attachement en se présentant comme un relai une figure rassurante en laquelle l’enfant peut avoir confiance.

Le toucher et la verbalisation sont les principales manières d’accompagnement. Il est important expliquer à l’enfant la séparation, pourquoi elle à lieu, et pour quelles raisons. Beaucoup de livres pour les très jeunes enfants abordent ce thème avec brio, n’hésitez pas à les proposer. Mettez des mots sur ces états et ces ressentis, cela lui permettra de les comprendre et alors de les vivres.

On oublie souvent le toucher, or, il occupe une place importante dans nos relations et notre sécurité. Respectons les bulles de chacun, il est important de ne pas interférer dans les bulles de chacun et de bien veiller à y être invité. Le toucher, les câlins apportent énormément et nous permettent de nous développer. Il renforce nos liens et notre santé. À ce titre il faut respecter l’espace vital de chacun pour que le toucher ne soit pas vécu comme une intrusion.

Reflux gastro-oesophagien, régurgitations et vomissements quelles différences?

bébé biberon
bébé biberon

Lorsque l’on accueille des nourrissons, nous sommes souvent confrontés aux troubles de la digestion, qu’ils soient bénins, ou nécessitant une attention particulière. Ces maux peuvent être une source d’inquiétude pour les parents, mais aussi pour les professionnels. Afin de savoir si il est nécessaire de consulter un médecin, je vous propose de faire le point sur les différentes causes de ces renvois.

Quelles différences entre les régurgitations, le reflux gastro-oesophagien, et les vomissements ?

Tous les 3 sont des renvois du contenu gastrique, pourtant, ils n’ont pas les mêmes causes ni les mêmes manifestations.

Les régurgitations :

Les régurgitations sont des renvois de lait. Elles sont causées par l’immaturité d’un petit clapet situé en haut de l’oesophage empêchant la remontée du contenu de l’estomac. Ces renvois se manifestent après la tétée, mais parfois aussi à distance. Ils ne sont pas douloureux pour l’enfant même s’ils peuvent être impressionnants.

Les régurgitations sont plus fréquentes dans les 6 premiers mois de vie, et chez l’enfant nourri au biberon. En effet la vitesse d’alimentation, ainsi que l’air ingurgité durant la tétée peuvent augmenter les régurgitations.

Afin de les limiter, vérifier le débit des tétines afin d’avoir une tétée pas trop rapide. Certaine marque propose des biberons anti régurgitations, ils sont très bien adaptés. Vous pouvez aussi changer de lait infantile, et choisir un lait épaissi. La position de l’enfant durant la tétée est aussi importante, une position confortable et physiologique doit être adoptée. Il est aussi important de faire faire des rots à l’enfant en fin de tétée et de le maintenir en position verticale afin de l’aider à éliminer l’air ingurgité durant la tétée.

La plupart du temps, les régurgitations diminuent progressivement avec la maturation du système digestif, et avec l’introduction de l’alimentation solide. Elles peuvent néanmoins persister au-delà des 6 mois sans être pathologiques.

Le reflux gastro-oesophagien, ou RGO:

Le reflux gastro-oesophagien est une affection le plus souvent bénigne. Elle se traduit par la remontée du contenu gastrique dans l’oesophage et parfois des régurgitations. Lorsque ses reflux sont nombreux, l’oesophage de l’enfant est irrité par les remontées et l’acidité l’enfant ce qui peut être douloureux. L’enfant peut alors refuser de s’alimenter.

Pour limiter les reflux gastro-oesophagiens, les mesures à prendre sont les mêmes que pour les régurgitations, un biberon adapté, une position de nourrissage physiologique, et un lait épaissi.

Si le reflux est important, il faudra l’avis d’un médecin, car bien que bénigne, si l’enfant refuse de s’alimenter, le médecin pourra alors vous orienter vers un ostéopathe, ou prescrire une médication.

Les vomissements :

Les vomissements sont des renvois du contenu gastrique partiellement digéré. Ils sont accompagnés de contractions de l’abdomen est sont parfois douloureux. Ils peuvent être liés à un trouble digestif passager, une infection, mais aussi à une pathologie.

Les pathologies les plus fréquentes et nécessitant une prise en charge médicale sont la sténose du pylore et la hernie hiatale.

La sténose du pylore elle intervient dans les 20 premiers jours de vie, elle est causée par l’épaississement du pylore et nécessite une intervention chirurgicale.

La hernie hiatale est souvent associée au reflux oesophagien, si elle est de petit volume elle ne nécessite pas d’intervention un traitement du RGO suffi. En revanche si le volume est important, le traitement est chirurgical.