L’importance du quatre pattes

bébé quatre pattes

Dans le développement de l’enfant, tous les stades ont leurs importances, celui du passage à quatre pattes n’échappe pas à la règle. Je vous propose de découvrir pourquoi le passage par le stade du 4 pattes est important, et en quoi il joue un rôle fondamental dans le développement moteur, et cérébral de l’enfant.

Qu’est-ce que le quatre pattes ?

Le quatre pattes est un stade de développement important. Il intervient généralement après le stade de rampement, soit aux alentours des 7 mois de l’enfant, mais cela reste bien évidemment une moyenne.

C’est un moyen de locomotion, il permet à l’enfant de se mouvoir dans l’espace, de développer son autonomie et sa confiance en lui.

Cette étape va également lui permettre d’acquérir la position assise, et préparer son corps à la station verticale ainsi qu’a la marche.

Autant dire que c’est une sacrée étape, elle va jouer un rôle fondamental dans tous les apprentissages.

Comment le quatre pattes développe le corps ?

L’enfant a déjà beaucoup développé son corps, et ses muscles, surtout s’ il a pratiqué la motricité libre et a bénéficié de portage physiologique. Cette nouvelle étape va lui permettre de poursuivre ce développement.

Le dos de l’enfant va beaucoup se muscler, sa colonne vertébrale va apprendre à pivoter, ce qui lui permettra de s’assoir seul. Ses lombaires se renforcent et vont le préparer à la station verticale.

Ses hanches vont elles aussi beaucoup changer, l’action des muscles et les rotations vont lui permettre de se soulever et de se propulser vers l’avant.

Ses chevilles vont se renforcer afin de soutenir le poids de son corps.

Comment le quatre pattes contribue au développement cérébral.

Le quatre pattes est un moyen de locomotion qui demande beaucoup de compétences. L’enfant doit pouvoir coordonner un mouvement alterné des bras et des jambes, il demande une coordination physique, mais aussi des deux hémisphères du cerveau.

En faisant fonctionner les membres opposés de concert, l’enfant active les deux hémisphères de son cerveau, permettant ainsi une connexion de faisceau de nerfs entre les deux parties. Cette connexion permet une communication entre les deux hémisphères, indispensable à un développement cognitif harmonieux, ainsi qu’une préparation aux divers apprentissages, comme la lecture, l’écriture, etc.

Si l’enfant ne marche pas à quatre pattes ?

Certains enfants ne marchent jamais à quatre pattes, certains le font après avoir acquis la marche, certains en font des variantes.

Si l’enfant passe par le stade quatre pattes après la marche, pas d’inquiétude, mieux vaut tard que jamais, cette acquisition même si elle ne suit pas la norme va permettre à l’enfant d’acquérir les développements inhérents a ce stade.

Si l’enfant se déplace avec une variante du quatre pattes, il a peut être des difficultés de coordination, aider le acquérir un quatre pattes classique, en jouant avec lui, dans tous les cas pas de forcing.

En conclusion :

Le quatre pattes est un des stades de développement à ne pas négliger, il est fondamental, pour le développement physique et cérébral.

Un enfant qui ne passe pas par le stade du quatre pattes a plus de risque d’avoir des troubles des apprentissages.

Chaque enfant avance à son rythme, laisser l’enfant acquérir ce stade seul, et ne le forcer pas.

Un enfant peut marcher longtemps à quatre pattes avant de se lancer dans la marche, rien de grave, c’est qu’il en a besoin.

Un enfant peut marcher avant de faire du quatre pattes, cela n’est pas préjudiciable.

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Le schéma corporel chez l’enfant

Découvrir son corps, savoir qu’il est un tout, qu’il nous appartient est un apprentissage qui demande du temps. L’enfant passe par plusieurs étapes fondamentales, plusieurs stades, avant d’avoir pleinement conscience de lui, et de son corps.

Le corps existe, et nous en avons conscience, grâce au différent renseignement donner par le monde extérieur, grâce à nos sens, et grâce aux autres. Sans relation avec le monde nous ne pouvons avoir conscience de nous.

Comme pour tout développement chaque enfant fait ces acquisitions à son rythme, les âges donnés sont des moyennes.

Les principaux stades de découvertes :

L’enfant découvre son corps par morceaux, toucher, vue, ouïe, etc..il va falloir du temps et de la maturation pour assembler tous les morceaux et ne faire qu’un. L’enfant est alors morcelé dans son corps et ses sensations. Il n’a pas de limite corporelle.

-à la naissance, l’enfant est en fusion avec sa mère, ce sont ses besoins fondamentaux qui le font exister, la tétée, la respiration, le bercement..

-Vers 2 mois, le toucher de l’enfant se développe, il prend alors doucement conscience d’une nouvelle sensation, avec ses mains.

-Vers 3 mois, la vue commence à être suffisamment développée pour que l’enfant en ait conscience. La vue d’un enfant n’est mature qu’à 6 ans.

-Vers 4 mois ou 5 mois l’enfant sourit au miroir. Il voit un enfant et lui sourit, il n’a pas conscience qu’il se voit , que cet enfant est lui.

Au fur et à mesure de ses découvertes et acquisitions, l’enfant ajoute une nouvelle pièce au puzzle.

Il faut attendre que l’enfant est environ 12 ou 18 mois pour que tous les morceaux de son corps s’unifient, l’enfant prend conscient que son corps est un tout. Si on présente un miroir à l’enfant, il va toucher le miroir pour toucher l’enfant qu’il voit.

Il lui faudra néanmoins encore du temps pour comprendre que l’enfant qu’il voit dans le miroir est lui, souvent vers 2 ans. Pour savoir si l’enfant sait qu’il voit son reflet dans le miroir, faites une marche avec un feutre lavable sur le corps de l’enfant, si lorsqu’il voit son reflet il tente d’effacer la trace sur son corps.

Comment favoriser la découverte du corps :

Le toucher est fondamental dans la découverte du corps, les massages, les comptines ou l’on touche et nomme les parties du corps, le portage, sont les meilleurs moyens pour prendre conscience de son corps et en sentir les limites et le contour.

La motricité libre est une pratique qui favorise une découverte des sens et du corps au rythme de l’enfant. Il découvre l’espace et ces sens, il développe ainsi sa proprioception.

Le miroir est important dans la découverte du corps, sa composition, et la découverte du moi. La structure nidoo Montessori est parfaite, comportant un grand miroir dans l’espace de jeu, il est toujours à la disposition de l’enfant.

Les jeux aussi favorisent cette découverte, les comptines, l’expression corporelle, la danse, les jeux d’habillage…

Les comptines, permettre de nommer le corps, l’enfant pourra alors toucher les parties du corps nommées sur lui ou sur un tiers, il découvre ainsi la composition du corps.

Les jeux d’expression corporelle permettent à l’enfant d’expérimenter avec son corps et de découvrir l’espace dans lequel il s’inscrit.

La notion d’unité du corps

Lorsque l’enfant à intégrer la notion d’unité de son corps, il voit alors son corps comme un tout, il peut alors avoir du mal à laisser des matières sortir de lui. Un exemple est plus parlant, lorsque l’enfant se mouche, ou fait ses besoins, il peut avoir l’impression de perdre un morceau de lui, de son corps. Que son corps se désintègre, n’est plus uni. Ce qui peut être traumatisant, tan physiquement que psychologiquement. L’enfant doit alors apprendre que bien que son corps soit un tout, certaines fonctions vitales lui demandent d’accepter de se séparer des déchets produits. Cette phase peut être délicate, et demander beaucoup de patience et de verbalisation, sur le fait que tout cela est normal, et que tout le monde a les mêmes besoins. Il faut accompagner l’enfant en faisant de chaque « perte » une expérience.

La position assise

La position assise n’est pas une position naturelle de l’enfant, tant qu’il ne l’a pas acquise par lui-même. Mettre un enfant en position assise alors qu’il ne maitrise pas cette posture, c’est le ralentir dans la découverte de son corps et de la motricité. Il est prisonnier de cette position imposée et inconfortable.

Tenir assis et savoir s’assoir quelle différence ?

Un enfant peut tenir assis vers 5 ou 6 mois, si on le met en position assise, il se maintiendra, sa structure musculaire le lui permet, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il soit prêt à s’assoir seul. De plus, cette position n’est pas physiologique et créée de nombreuse tension dans son corps. Pour pouvoir s’assoir seul l’enfant doit avoir franchi plusieurs étapes de son développement sensorimoteur :

-le retournement du dos sur le ventre et inversement

-Ramper en marche avant et arrière

-Marcher à 4 pattes

-Se mettre semi-assis

Ses muscles et sa colonne vertébrale seront alors suffisamment développés.

Ses étapes sont fondamentales pour de multiples raisons. La première étant la maturation de son système neurologique, la découverte et la connaissance de son corps et de ses sens, qui amène progressivement la coordination de ses mouvements. Toutes les étapes du développement sont interdépendantes.

Pourquoi maintenir un enfant en position assise alors qu’il ne sait pas s’assoir seul est néfaste ?

Cette position n’est pas physiologique tant qu’elle n’est pas acquise naturellement par l’enfant, il se retrouve alors prisonnier d’une position qu’il ne maitrise pas. Cela peut le mettre en insécurité, et lui apporter des peurs. Notamment la peur de la chute. L’enfant crispe alors ses muscles, ce qui créer des tensions partout dans son corps, mais aussi dans sa tête. Il peut se sentir inquiet, en danger ne maitrisant pas ses mouvements ni sa position. En effet si vous raidissez vos muscles vous perdez toute souplesse, et vous ne pouvez faire de bon mouvement ?

Cela ralentira aussi son développement sensorimoteur naturel. L’enfant apprend en expérimentant, mis en position assise il se retrouve priver de liberté d’expérimentation.

Si votre enfant souffre de reflux gastro-oesophagien, maintenez le plus possible l’enfant dans vos bras dans une position physiologique ne mettant pas son corps en extension.

Comment permettre à l’enfant d’acquérir la station assise seule ?

Afin de permettre à l’enfant d’acquérir la position assise à son rythme, il faut le laisser expérimenter son corps, ses mouvements, ainsi que l’espace. La motricité libre est donc toute indiquée pour permettre à l’enfant d’arriver à la position assise par ses propres moyens. Privilégiez un portage physiologique, il permet à l’enfant de prendre conscience de son corps sans le contraindre dans des positions qui lui serait inconfortables, et génératrices de tension.

La peur de séparation des 8 mois

angoises

Que ce soit dans le milieu professionnel ou non, la peur de séparation des 8 mois est une phase connue du développement de l’enfant. Mais de quoi parle-t-on ?

La peur de séparation qu’est-ce que c’est ?

La peur de séparation c’est cette inquiétude qui envahit l’enfant lors qu’il est séparé des gens qui prennent soin de lui. Et plus particulièrement de sa figure d’attachement. Ces peurs de séparation ne sont pas réservées aux 8 mois de l’enfant, dans nos vies, nous traversons plusieurs de ces peurs. Mais à 8 mois, l’enfant vit une grosse phase de développement dans ces relations, sa relation au monde et sa relation aux autres.

Cette peur se manifeste par un attachement accru, l’enfant est littéralement accroché à sa figure d’attachement principale, le plus souvent sa mère. Et ne veut plus que personne d’autre ne s’occupe de lui, ou ne l’approche.

Il pleure, hurle et ne veut pas se décrocher ou quitter sa figure d’attachement. L’enfant à peur, il vit une évolution émotionnelle qui le perturbe et le déstabilise. Il a besoin de comprendre et d’être accompagné dans cette phase.

Pourquoi a-t-elle lieu aux alentour de 8 mois ?

Cette inquiétude apparait aux alentours de 8 mois et sera suivie par de nombreuses autres peurs de séparation. Lorsque l’enfant à environ 8 mois, il a déjà fait beaucoup d’acquisitions au niveau émotionnel, moteur, et cognitif. À cet âge, il renforce sa sécurité et son attachement. Il comprend que plusieurs personnes prennent soin de lui, et qu’elles ont toute un statut différent, et une place différente. Ils les différencient.

On parle aussi souvent à cet âge de peur de l’étranger, en effet l’enfant reconnait les gens et sait les différencier. Mais au-delà de la peur de l’étranger ou des personnes qu’il ne connait pas, c’est plutôt une inquiétude face aux nouveaux visages et de savoir s’il peut être en confiance ou pas. Car l’enfant est en train de forger sa sécurité, hors un nouveau visage peut ébranler cette sécurité.

Comment aider l’enfant à vivre cette évolution ?

Comme pour toute phase de développement il convient d’accompagner l’enfant, et de l’aider à construire sa base de sécurité affective. Le dialogue et le toucher ont alors une place prépondérante dans la phase d’accompagnement à la séparation et la construction d’une sécurité affective pour l’enfant. Il faut prendre en compte son inquiétude sans pour autant la renforcer et accroitre alors son insécurité. Prendre le temps de la séparation avec sa figure principale d’attachement en se présentant comme un relai une figure rassurante en laquelle l’enfant peut avoir confiance.

Le toucher et la verbalisation sont les principales manières d’accompagnement. Il est important expliquer à l’enfant la séparation, pourquoi elle à lieu, et pour quelles raisons. Beaucoup de livres pour les très jeunes enfants abordent ce thème avec brio, n’hésitez pas à les proposer. Mettez des mots sur ces états et ces ressentis, cela lui permettra de les comprendre et alors de les vivres.

On oublie souvent le toucher, or, il occupe une place importante dans nos relations et notre sécurité. Respectons les bulles de chacun, il est important de ne pas interférer dans les bulles de chacun et de bien veiller à y être invité. Le toucher, les câlins apportent énormément et nous permettent de nous développer. Il renforce nos liens et notre santé. À ce titre il faut respecter l’espace vital de chacun pour que le toucher ne soit pas vécu comme une intrusion.

« Le terrible two »

enfant cri

Le terrible two, cette fameuse crise qui survient chez l’enfant aux environ de 2 ans et qui met nos nerfs à rude épreuve, pourquoi ? Comment ? Et comment bien la vivre ?

Le terrible two qu’est ce que c’est ?

Le terrible two est une crise, une phase de développement, comme une mini crise d’adolescence.

Cette crise survient aux alentours des 2 ans de l’enfant, elle est liée à la maturation de son cerveau et à son développement psychomoteur. En effet, l’enfant commence à prendre conscience de son individualité, il comprend qu’il est une personne à part entière. Jusqu’à présent, il se sentait comme un prolongement de ses parents.Hors, lorsque l’enfant comprend qu’il est un être à part entière, il se sent exister, il a envie de décider, de faire ses choix. Il s’oppose donc aux choix qui lui sont faits, s’ils ne vont pas dans le sens des siens, ou que les choses ne sont pas il l’a décidé. Il veut décider et être libre de faire ce qui lui plait. S’il n’obtient pas ce qu’il désire, s’en suit une crise, des larmes, des cris, de très grosses colères, et un « non » bien marquer. À cet âge, le cerveau de l’enfant est en pleine maturation, et les émotions ne sont pas bien gérées et comprises. Il ne peut pas faire face à ce qu’il ressent, et qu’il ne comprend pas. C’est pourquoi il exprime sa frustration, sa colère par des crises.

Comment accompagner le terrible two ?

Comme pour toutes les crises, il nous faut comprendre, et essayer de nous mettre à la place de l’enfant. Si l’on comprend ce qu’il vit et comment il le vit, il nous sera plus simple de l’aider et de l’accompagner dans ce moment pas toujours simple. À nous de nous adapter.

La difficulté réside dans le fait de ne pas laisser l’enfant faire ce qu’il veut sous prétexte d’éviter la crise, et lui expliquer pourquoi il ne peut faire ce qu’il souhaite. L’enfant à besoin de cadre, de règles, ils lui permettent de se structurer, et de grandir. À cet âge un enfant n’a pas de limite, il fait ce qui lui plait sans penser aux conséquences, car il vit dans l’instant présent et ne se projette pas, ni lui ni son acte. Il apprend et cherche à comprendre.

Cela ne sert à rien de se confronter à l’enfant, il va falloir vous armer de patience, et apprendre à vous exprimer différemment. Le cerveau de l’enfant ne gère pas la négation, lorsque vous lui dites : « ne fait pas ça. », l’enfant entend : « fait ça », la phrase négative est complexe à comprendre. Vous pouvez répéter 100 fois la même phrase, elle n’est pas comprise. Lorsqu’une façon de faire ou de parler ne fonctionne pas, c’est qu’il faut sans doute en changer.

Apprenez-lui à gérer ses émotions

C’est en fait ce manque de maturation du cerveau qui est à l’origine des crises. L’incapacité à gérer et vivre ces émotions. C’est à cette période que vous pouvez mettre en place de nombreux outils pour permettre à l’enfant de comprendre ce qui se passe en lui au niveau émotionnel, et apprendre à « bien vivre »ces émotions. N’hésitez à lui proposer plusieurs approches, il pourra choisir celle qui lui convient le mieux. Nous sommes tous différents, et n’avons pas la même façon d’apprendre, et de gérer nos émotions.

En conclusion

Armez-vous de patience, cette crise n’est qu’une phase tout à fait normale du développement de l’enfant. Accompagnez l’enfant dans la gestion de ses émotions, verbalisez, et entourez-le d’amour et d’affection. 

La motricité libre

enfant tapis

La motricité libre permet à l’enfant d’évoluer librement dans l’espace et de découvrir son corps sans entraves. C’est aussi le meilleur moyen pour lui de se développer à son rythme et de devenir autonome.

La motricité libre qu’est ce que c’est ?

Le concept de motricité libre a été développé par Emmi Pikler, une pédiatre hongroise dans les années 1960. En laissant l’enfant libre de ses positions ainsi que de son activité, il développe de manière naturelle toutes ses aptitudes, à son rythme, c’est une découverte de lui-même et de son environnement. Le développement psychomoteur de l’enfant se fait naturellement, l’adulte et présent, mais n’influe pas dans les acquisitions de l’enfant, il l’accompagne. La motricité libre se pratique dés la naissance.

Comment pratiquer la motricité libre ?

Pour pratiquer la motricité libre, on oublie le parc, le transat et autres. L’enfant doit être libre de ses mouvements et l’espace doit être ouvert.

Le nido montessori et un parfait exemple d’aménagement propice à la motricité libre.

Le nido est un aménagement de l’espace, c’est un lieu de découverte et d’apprentissage. Il stimule les sens et le développement de l’enfant tout en étant ludique et esthétique.

Il est constitué d’un tapis ferme et confortable sur lequel l’enfant pourra évoluer en toute sécurité, ou de dalles de motricité sensorielles. Un pan de mur et recouvert de miroir pour permettre à l’enfant de voir son reflet, mais aussi son environnement. Quelques jeux de différentes textures et couleurs son mis sa disposition. L’enfant est donc libre de choisir le jouet qui l’intéresse. Faites évoluer les jeux en fonction de l’âge et du degré de motricité de l’enfant.

Choisissez d’installer votre espace de motricité libre dans un lieu calme, loin des courants d’air, ou l’enfant n’aura pas froid. C’est un lieu d’éveil sécurisé ou l’enfant doit se sentir bien.

L’enfant n’est jamais laissé seul, l’adulte est présent il accompagne et encourage l’enfant dans ses découvertes. La motricité libre permet à l’enfant de prendre confiance en lui, elle favorise l’initiative et le choix.

Lorsque l’enfant grandit, son espace de jeux grandit avec lui. L’espace est redéfini avec des zones de jeux, espace construction, motricité,etc. L’enfant explore désormais le monde, toujours accompagné de l’adulte.

Les avantages de la motricité libre

La motricité offre de nombreux avantages. L’enfant fait ses propres découvertes et ses propres acquisitions à son rythme, et de manière physiologique. Étant maitre de son corps et de ses expériences, le corps de l’enfant est respecté, et se développe de façon plus harmonieuse.

Le fait de se mouvoir seul et de disposer de son corps et de l’espace à loisir, lui permet de faire beaucoup d’expériences, chaque réussite renforce sa confiance en lui et sa motivation. Cette liberté d’action et de choix va également lui permettre de développer son autonomie en toute confiance.

L’enfant grandit et développe ses compétences sous le regard et la bienveillance de l’adulte. La relation parent enfant est beaucoup plus sereine.

La représentation du temps chez l’enfant

temps horloge

Les enfants ont beaucoup de difficulté à se représenter le temps. En effet, comprendre par exemple que le jour qu’hier on appelait demain est maintenant aujourd’hui demande de concevoir de nombreux concepts. L’enfant conquiert le temps à mesure de ses différents développements, moteurs, sociaux, affectifs, intellectuels…

Le temps est un cadre, ce cadre est entre autres défini par l’intermédiaire des phases de développement physiologique, la croissance, etc.. Mais aussi par des phases de développement psychique. L’enfant en prend d’abord conscience à travers le regard de l’adulte et de la société.

Comment l’enfant se situe dans le temps :

Selon Piaget, avant 5 ans, l’enfant conçoit le temps de manière intuitive, c’est à dire des successions de moments immédiats. Son temps est centré sur l’activité, une activité succède à une autre. Il n’a pas conscience que le temps passe. C’est avec le stade sensorimoteur que l’enfant établit des relations avec le monde extérieur, c’est un processus de relation entre l’enfant et le monde. 

Il y a d’abord le temps vécu, il est expérimenté par le corps, avec l’expérimentation de l’espace, l’enfant acquière une expérience du temps. L’enfant est égo centré, son temps lui est relatif, axé sur son propre temps. Les rituels, les habitudes permettent à l’enfant d’expérimenter le temps.

Vient ensuite le temps perçu, là aussi, l’expérimentation est essentielle. L’enfant peut comprendre le temps comme une ligne sur laquelle se déroulent des évènements. L’utilisation de frise chronologique sur laquelle on dispose les différent éléments fixes de la journée permette l’enfant d’appréhender le temps conçu.

Puis le temps conçu, l’enfant structure le temps, il comprend qu’il a un passé, qu’il vit le présent, et construit son futur.

Accompagner l’enfant dans l’acquisition du temps :

L’enfant ne se représente pas le temps, pour lui permettre de l’appréhender il faut lui permettre de faire des expériences, et de se développer. Les différents stades de développement l’enfant sont interdépendant, les acquisitions sont progressives et découlent les une des autres. Il en est de même pour le temps. 

On parle souvent de l’importance des rituels dans la petite enfance, ses rituels permettent de rassurer l’enfant m,ais aussi de donner un cadre dans lequel le temps pourra s’inscrire. Les habitudes rythment la vie de l’enfant, lui permettent de se structurer et d’appréhender les choses ainsi que le temps. Plus vous mettez en place des habitudes et des rituels plus l’enfant pourra définir sa propre représentation mentale de son temps.

L’enfant a ces habitudes de vie chez lui et chez vous, veillez à garder une continuité dans les moment clés, comme les heures de repas et de coucher. 

Dans votre vie quotidienne, vous pouvez placer une frise avec les moment clés de la journée, avec un petit bonhomme qui se déplace sur la frise. Un calendrier météo avec le temps qu’il fait, la saison et autre. 

Comptez le temps qui le sépare d’un évènement en « dodo », il reste X « dodos » avant Noël, etc…

 conclusion :

L’enfant vit sa vie à son propre rythme, la notion de temps lui échappe. Pour lui, seul l’instant présent existe. C’est à l’adulte de devoir s’adapter pour se mettre au rythme de l’enfant et de ses acquisitions. Cela nous permet à nous adulte de relativiser notre propre relation au temps et à l’importance du moment présent.

Apprenons la notion de temps à l’enfant sans lui imposer notre rythme qui est tellement différent du sien.

L’acquisition de la propreté

couches

L’acquisition de la propreté fait partie du développement de l’enfant, ce n’est pas un apprentissage. Pour que cette acquisition puisse avoir lieu, il est nécessaire que la maturité neurologique et que le développement moteur de l’enfant soit suffisant. Cette acquisition naturelle s’opère aux alentours de 2 ans 1/2, 3 ans.

Quels sont les prérequis :

-Le développement neuromusculaire : l’enfant doit maitriser le contrôle conscient et volontaire de ses sphincters. Tant qu’un enfant ne marche pas seul, et n’est pas dans la capacité de monter seul un escalier, il ne maitrise pas complètement ses membres inférieurs, y compris ces sphincters. Il doit aussi pouvoir sentir ses besoins internes.

-Le développement intellectuel, et psychique : l’enfant doit pouvoir comprendre ses besoins, et pouvoir les analyser, pour savoir à quel moment et dans quel lieu il doit se rendre. Il doit aussi comprendre son corps, que celui-ci « se remplit », mais surtout qu’il « se vide », sans qu’il ne perde son intégrité et son unicité. À cette période, l’enfant aime particulièrement les jeux de transvasement, qui lui permettent de comprendre ses notions.

-Le développement affectif et émotionnel : l’enfant doit être prêt, il doit avoir envie de faire cette acquisition qui est un pas de plus dans le fait de grandir. Il doit aussi se sentir prêt à se déposséder et à se séparer des choses, souvent l’enfant commence à prêter ses jouets.

Comme pour tous les développements, chaque enfant évolue à son rythme, c’est lui qui sentira le moment auquel il sera prêt pour cette acquisition. Écoutez votre enfant et respecter ces étapes de développement, le contraindre ou le forcer dans l’acquisition de la propreté, risquerais de le traumatiser et/ou de retarder son acquisition naturelle.

Quel est le bon moment :

Que vous désiriez que votre enfant « soit propre », car il doit faire son entrée à l’école, lui importe peu. Cette pression supplémentaire de votre part pourrait freiner voir bloquer l’acquisition naturelle de la propreté. Le bon moment c’est quand l’enfant le décide.
Certaines saisons sont néanmoins plus propices, la majorité des enfants font cette acquisition au printemps ou en été. En effet avec la chaleur il est plus évident de retirer les couches. Il faut du temps et un bon nombre « d’accidents » avant d’arriver à une acquisition totale. L’enfant expérimente, découvre les limites de son corps, et trop occuper pour être à l’écoute de ses besoins internes, etc. L’enfant peut alors porter simplement une culotte, ce qui limitera le nettoyage des vêtements. Cela vous donnera moins de nettoyage, et permettra de moins vous agacer. Car si l’acquisition de la propreté est une étape du développement de votre enfant, elle vous demandera beaucoup de patience, de calme, et de verbalisation.
L’enfant apprend soyez calme et patient, accompagnez-le en douceur.

Les différents « apprentissages »  :

Encouragez l’enfant dans cet apprentissage sans exagérer, l’acquisition de la propreté est un acte naturel. Ne le dévalorisez pas non plus s’il a des accidents. Ces besoins ne sont ni sales ni beaux, ils sont naturels.

-Certains enfants ne sont pas à l’aise avec le pot ou les toilettes. Cela ne les empêchera pas pour autant de « devenir propre ». Ils ont besoin de faire leurs besoins dans une couche, car ils en ont l’habitude, mais aussi peut-être, car ils ne sont pas prêts au changement. Mettez votre enfant en culotte puis au bout d’un certain temps, proposez à l’enfant de faire ses besoins dans une couche, puis de la retirez lui lorsqu’il a fini. L’enfant prendra peut a peut confiance et quand il sera prêt ira aux toilettes ou sur le pot.

-Laissez l’enfant en culotte, et proposez-lui fréquemment le pot. S’il est prêt il y aura quelques accidents, mais saura vite verbaliser la demande en fonction de ses besoins.

Les différents stades :

La propreté s’acquière progressivement, certains enfants sont propre jour et nuit en même temps, certains seulement la journée. C’est parfaitement normal. La propreté nocturne peut être tardive, sans être pathologique.

-La propreté diurne avec une couche lors de la sieste. L’enfant contrôle ses sphincters pendant sa phase d’éveil, mais pas durant son sommeil. Il est donc important de proposer à l’enfant d’aller aux toilettes avant la sieste, puis de lui mettre une couche. Quand l’enfant sentira que sa couche est sèche à son réveil, il aura confiance et vous pourrez la retirer.

-La propreté nocturne. Viens souvent avec le temps, parfois 1 an ou plus avant la propreté diurne. Il ne faut surtout pas dramatiser. Beaucoup d’enfants ne sont « pas propre » la nuit avant 5 ans.

Les petits trucs qui peuvent vous aider :

Les culottes d’apprentissages lavables sont parfois bien pratiques, surtout lorsque l’on doit sortir en début d’apprentissage. Alors pour que les petits accidents, ne soient pas vécu comme un échec, pour ne pas avoir une tonne de linge à laver…, c’est un vrai plus.

Il en existe de nombreux modèles, les tailles allant souvent du 18 mois, aux 3 ans et + elles ont souvent des motifs sympas que les enfants adorent.

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Les livres sont un support précieux, et la aussi il y a de quoi faire !!! N’hésitez pas à en avoir plusieurs, afin que les enfants puissent en choisir un qui leur parle, car comme pour les adultes, chacun ces sensibilités. Je vous propose une petite sélection :

livre l'art du pot

L’art du pot est un livre bien connu des professionnels, certain le trouve un peu sombre, moi je l’adore!

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L’école des loisirs n’est plus à présenter,  » CA Y EST !  » est un joli livre accessible au tout petit, très répétitif, il est très ludique.

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« De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » est un classique, il existe en version pop up , en petit format, en grand, etc…

Les enfant l’adorent, et les adultes aussi!!

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En résumer :

-Chaque enfant acquiert la propreté lorsqu’il est prêt.
-Soyez patient, calme, restez bienveillant, ne le grondez pas.
-Communiquer, verbalisez et accompagnez l’enfant.
-Ne dégouter l’enfant, ces besoins sont naturels
. Si vous décidez d’enlever les couches, soyez cohérent, on ne remet de de couche juste le weekend, ou juste chez mamie. L’enfant ne comprendrait plus rien, et risquerait de se bloquer.
-Félicitez-le, mais sans exagération.
-L’entrée à l’école ne doit pas conditionner l’apprentissage de la propreté. Un enfant peut être scolarisé même s’il n’est « pas propre ».
-Facilitez le déshabillage avec des vêtements faciles à mettre et à retirer.
-La propreté diurne s’acquiert entre 2 et 5 ans.

Le jeu

duplo

L’importance du jeu dans le développement de l’enfant

Le jeu est l’activité principale de l’enfant. C’est une activité innée qui permet le développement psychomoteur, sensoriel, cognitif et affectif de l’enfant. Le jeu est un outil d’apprentissage, mais aussi un moment de plaisir.

Il permet la construction de la personnalité, il favorise la socialisation, le jeu est source d’apprentissage, et de motivation. L’adulte doit accompagner l’enfant dans le jeu, le guider, lui expliquer les règles et le fonctionnement.

Selon Jean Piaget, les jeux correspondent à des stades de développement.

Le stade sensori-moteur, de la naissance à 2 ans :

L’enfant commence à découvrir et à comprendre le fonctionnement de son corps, et du mode qui l’entoure. Les jouets d’éveil, comme les hochets avec des textures, des formes et des couleurs variées. Les tapis d’éveil avec des miroirs, des tissus de différentes textures, les mobiles, les hochets à grelot, etc.… Ces jeux d’éveil vont permettre à l’enfant de développer ses sens, sa motricité, mais aussi à avoir des représentations mentales. C’est à dire une idée des objets et de leurs persistances, même si un objet « disparait » il existe encore, il en va de même avec les personnes. C’est aussi grâce aux jeux qu’il va explorer le monde, ramper, marcher, etc..

Les jeux d’empilements et d’assemblage, cubes, tour gigogne, permettent à l’enfant de prendre conscience de l’espace.

À la fin du stade sensori-moteur, l’enfant va faire des expériences, et des hypothèses grâce aux répétitions ( si je lâche un objet, il tombe par terre). Ce type de jeu va évoluer et se construire jusqu’à l’âge de 18 mois, ou les fonctions symboliques vont progressivement se mettre en place, et amener l’enfant vers des jeux symboliques ( dinette, poupon, etc.).

Le stade pré-opératoire, de 2 à 7 ans :

L’enfant a fait de nombreuses acquisitions, notamment au niveau moteur. Le langage est en plein développement. La fonction symbolique est en plein essor, la pensée se construit. C’est l’âge des jeux symboliques, la dinette, les poupons, médecins, déguisements, etc., ils vont lui permettre par imitation de comprendre le monde, les liens, les rôles et valeurs de chacun au sein de la société.

Au départ, ces jeux sont individuels, il lui permet de revivre des évènements de sa journée, de comprendre une situation, ou de dénouer des tensions vécues. Le jeu symbolique à une fonction cathartique.

C’est en développant la théorie de l’esprit que l’enfant va peu à peu construire des histoires, développer son imaginaire, et jouer en groupe.

Les jeux de construction, comme les legos, les kaphas, sont très prisés à ce stade de développement. Ils permettent de développer l’imaginaire, la représentation dans l’espace. L’enfant affine ses réflexions et ses structures mentales.

Les jeux de société avec des règles simples et concrètes. Les jeux de pions, petits chevaux, jeu de l’oie, etc.. Ils doivent être de courte durée. Les jeux de société permettent à l’enfant de comprendre et de se confronter à des règles de jeux.

Le stade opératoire concret, de 7 à 12 ans : 

Les structures mentales, les théories et la réflexion de l’enfant sont plus développées. Ses raisonnements ont besoin de support concret pour être pleinement compris.

L’enfant aime jouer davantage en groupe.

À se stade, les jeux de construction se complexifient, lego technique, mécano, etc. Ils demandent la lecture d’un plan de montage, de la patience, et beaucoup de logique.

Les jeux basés sur l’imaginaire, playmobils, personnages, ils font appel à un imaginaire accru et des histoires plus développées.

Les jeux de société, se complexifient eux aussi, jeux de stratégie individuelle ou collective. Temps de jeux plus long. 

Le stade formel, de 12 à 16 ans :

L’enfant devient adolescent, ses connaissances se développent, le raisonnement sur l’abstrait est de plus en plus présent. L’adolescent réfléchi sur des notions, des théories, il aime confronter ses idées. Le besoin d’apparence à un groupe est plus présent. 

Les jeux de construction, les jeux de stratégies occupent encore une place importante.

Le jeu est avant tout un moment de plaisir, qu’il soit individuel ou partagé.

Le développement du langage

bébé livre

Le développement du langage :

Le langage se développe progressivement, chaque enfant évolue et apprend à son rythme. Cet apprentissage commence dés la naissance, et se développe surtout dans les 6 premières années.

C’est un processus lent, dépendant de la maturation du cerveau, le langage dépend de deux aires cérébrales : aire de Broca et aire de Wernicke. Voici les principales phases du développement du langage en fonction de l’âge des enfants. Comme pour chaque phase de développement, ces moyennes sont faites pour vous donnez des repères. 

De la naissance à 3 mois :

L’enfant réagit à la voix, il reconnait la langue et la voix maternelle, il est sensible aux rythmes.

Vers 2 mois, il produit des vocalises 

De 3 à 5 mois :

L’enfant réagit aux intonations de la voix maternelle. Il s’oriente vers les sons. L’enfant s’apaise quand on lui parle.

L’enfant produit ses premiers rires et les premiers « areu », il gazouille et vocalise.

De 5 à 6 mois :

Il réagit à son prénom, et au mot « non ». Il semble reconnaitre les mots « papa » et « maman ».

L’enfant vocalise et fait varier les intonations. Il rit aux éclats. Il répond à son prénom en vocalisant.

De 6 à 7 mois :

Il regarde la personne qui lui parle. Il vocalise aux objets. Le babillage canonique ( répétition de syllabe, baba…) débute.

De 7 à 9 mois :

L’enfant comprend de petits mots, « non », « donne », « bravo », « au revoir ». Il copie des sons. Il chantonne, et continue le babillage canonique.

De 9 à 10 mois :

Il reconnait des mots dans leur contexte. L’enfant communique par geste, il fait « non » de la tête, il applaudit au bravo, etc… 

De 10 à 11 mois :

L’enfant reconnait des mots hors contexte. Le babillage se complexifie.

De 11 à 12 mois :

L’enfant reconnait une trentaine de mots. Il dit ses premiers mots, souvent « papa », « maman », « non » …

De 12 à 18 mois :

L’enfant comprend environ 150 mots. Il comprend les phrases courtes, et répond à des consignes simples. Son vocabulaire comporte environ 50 mots. Il fait de petites associations de mots en les juxtaposant. 

De 18 à 24 mois :

L’enfant comprend environ 200 mots. Il désigne des images et des objets. Il comprend les consignes plus complexes. Son vocabulaire compte environ 300 mots à 24 mois. Il est capable de dire son nom.

Après 24 mois :

Le langage continue de se développer.

Aux alentours de 30 mois, l’enfant fait des phrases du type : sujet, verbe et complément.

Comment aider l’enfant dans le développement du langage ?

Pour que l’enfant puisse développer le langage, il est important qu’il baigne dans un « bain de langage ». Plus vous communiquez, et parlez normalement à l’enfant, plus l’enfant développera le langage. Il est primordial de parler aux enfants et aux bébés de manière « normale », comme à un adulte, avec des phrases simples, et adaptées à leur âge.

Stimulez l’audition des enfants, le langage est lié à l’ouïe. Écouter de la musique, lire des histoires, permet de développer l’ouïe et le langage. Regarder des imagiers, nommer les choses qui l’entourent, etc….

Pour avoir envie de parler, il faut avoir envie, et besoin de communiquer.

Pour communiquer avec l’enfant avant que celui-ci n’ait acquis le langage, vous pouvez utiliser le langage des signes. Ce type de pratique est très simple à mettre en œuvre, et facilitera la communication et le développement du langage. Vous pouvez commencer à signer avec l’enfant aux alentours de 7 mois.

Pathologie et trouble du langage oral :

Les troubles neurodéveloppementaux, sont dus à un problème neuronal, comme la dysphasie. 

Les troubles acquis, le développement s’interrompt brutalement : traumatisme crânien, AVC…

Les troubles dit secondaires, sont dus à une pathologie : retard mental, problème auditif ou visuel, trouble psychoaffectif…

Si vous constatez un retard du développement du langage, vous pouvez consulter un orthophoniste.

Pour vous aidez voici ma sélection:

Signer n’est pas réserver aux sourds et aux muets, signer permet aux bébés de communiquer alors qu’ils n’ont pas acquis le langage. Ce mode de communication peut se mettre en place très tôt, et de manière très ludique. Ce livre est accessible, et simple, il vous permettra très vite de communiquer avec l’enfant.

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livre bien parler avec la pédagogie Montessori

Ce livre est Le livre à avoir, c’est un kit complet, il comprend des cartes, et un livre d’activité. Adapté au tout petit comme au grand, il permet vraiment à l’enfant d’entrer dans la communication et le langage !! Une pépite

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